Selon la Banque mondiale, l’économie mondiale résiste mieux qu’anticipé, avec une croissance attendue à 2,6 % en 2026. Une amélioration conjoncturelle qui soutient l’Afrique subsaharienne, sans toutefois lever ses contraintes structurelles ni répondre pleinement aux enjeux d’emplois et de revenus.
En 2026, la croissance devrait s’établir à 2,6 %, soutenue par une demande encore solide dans les grandes économies et par un reflux progressif de l’inflation mondiale, attendue à 2,6 %. Cet environnement contribue à une amélioration des conditions financières internationales, avec des effets positifs pour certaines économies africaines.
L’ Afrique subsaharienne aborde la période 2026-2027 sur une trajectoire économique plus favorable qu’anticipé. La croissance régionale est estimée à 4 % en 2025, contre 3,7 % l’année précédente, soutenue par le reflux de l’inflation et par des prix des matières premières plus élevés qu’attendu, notamment pour l’or, certains métaux précieux et le café.
Cette amélioration masque toutefois de fortes disparités. Les grandes économies de la région évoluent selon des dynamiques contrastées. Le Nigéria a vu sa croissance légèrement accélérer à 4,2 %, portée par les services, en particulier la finance et les technologies de l’information, ainsi que par une reprise modérée de l’agriculture. En Afrique du Sud, l’activité a progressé à 1,3 %, grâce à une amélioration de l’approvisionnement en électricité, à de bonnes récoltes et à un regain de confiance des entreprises. À l’inverse, l’Éthiopie enregistre un ralentissement, avec une croissance ramenée à 7,2 %, après 8,1 % en 2024.
Les conditions macroéconomiques se sont globalement améliorées. La baisse des prix mondiaux de l’énergie et de l’alimentation, combinée à de bonnes campagnes agricoles, a contribué à la désinflation. Toutefois, la remontée de l’inflation sous-jacente a conduit plusieurs banques centrales africaines à suspendre ou à inverser leur assouplissement monétaire.
À moyen terme, la croissance régionale devrait atteindre 4,3 % en 2026 puis 4,7 % en 2027, soutenue par l’investissement et les exportations. Cette trajectoire reste néanmoins inférieure à la moyenne de long terme et insuffisante pour réduire significativement l’extrême pauvreté. La contraction de l’aide publique au développement depuis 2024 et la persistance des risques sécuritaires limitent fortement les marges de manœuvre budgétaires des États.