Sante

Accès aux soins : les Africains plébiscitent la couverture sanitaire universelle malgré le coût fiscal

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À l’occasion de la Journée mondiale de la santé, les dernières données d’Afrobarometer révèlent un soutien massif des citoyens africains à la mise en place d’une couverture santé pour tous, quitte à consentir à une hausse des impôts. Une demande sociale forte face à un système de protection encore très parcellaire.

La couverture médicale reste un privilège rare sur le continent africain. En moyenne, seuls 23% des citoyens des 28 pays sondés par Afrobarometer affirment bénéficier d’une assurance santé. Une réalité marquée par d’importantes disparités : elle concerne 83% des répondants au Gabon, contre à peine 4% en Ouganda, au Malawi ou à São Tomé-et-Principe.

Dans ce contexte, l’attente de solutions publiques est massive. Sept citoyens sur dix (70%) estiment que leur gouvernement devrait garantir un accès universel à des soins de santé adéquats, même si cela suppose une augmentation des impôts. Ce soutien dépasse les 85% au Gabon, au Cabo Verde et en Guinée. Seuls deux pays, Maurice et le Maroc, expriment une adhésion minoritaire à ce principe.

Le système de santé, souvent sous-financé et inégalitaire, suscite une profonde inquiétude. Trois quarts des citoyens africains se disent préoccupés par leur capacité à accéder ou à financer les soins en cas de besoin, dont 54% « beaucoup ». Une préoccupation qui traverse l’ensemble des catégories sociales.

L’enquête d’Afrobarometer, menée dans le cadre du Round 10 lancé début 2024, souligne l’urgence d’une réforme structurelle des politiques de santé sur le continent, alors que l’espérance de vie et la résilience sanitaire demeurent fragiles.

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