Startups

Agriculture : la diversification s’accélère, portée par l’essor du cajou et du caoutchouc en Côte d’Ivoire

Publié

le

pexels-basi-kalathingal-97162959-9450008

Si le cacao reste dominant, la forte progression du cajou et du caoutchouc confirme une diversification en marche, soutenue par des dynamiques de prix et de rendement plus favorables.

Le paysage agricole ivoirien évolue sous l’effet conjugué des contraintes climatiques et des incitations économiques. En 2025, les cultures d’exportation continuent de porter les recettes, mais leur hiérarchie interne se transforme.

Le cacao, pilier historique, enregistre un recul de sa production à 1,84 million de tonnes, contre 1,89 million en 2024, soit une baisse de -2,7%. Une évolution modérée en apparence, mais révélatrice de la sensibilité de la filière aux aléas climatiques.

Plus marquée, la chute de la production de café (-62,2%, à 27 275 tonnes) illustre les difficultés persistantes de certaines cultures traditionnelles, confrontées à des rendements en baisse et à une compétitivité affaiblie.

À l’inverse, la filière anacarde s’impose comme le principal moteur de diversification. La production bondit de 64,0%, atteignant 1,55 million de tonnes, contre 944 673 tonnes un an plus tôt. Cette progression spectaculaire traduit à la fois des conditions agroclimatiques favorables et un effet-prix incitatif, renforçant l’attractivité de la culture auprès des producteurs.

Le caoutchouc naturel confirme également sa montée en puissance, avec une production en hausse de +9,9%, à 1,85 million de tonnes. La filière bénéficie d’investissements continus et d’un encadrement technique qui améliorent les rendements.

Dans une moindre mesure, la banane dessert affiche une progression modérée de +2,7%, à 491 131 tonnes, confirmant sa stabilité dans le portefeuille agricole ivoirien.

À l’inverse, certaines cultures marquent le pas. La production de régimes de palme recule de -7,1%, tandis que celle du coton graine diminue de -4,1%, sous l’effet combiné des contraintes climatiques et d’un arbitrage des producteurs en faveur de cultures plus rémunératrices.

Cette recomposition traduit une mutation structurelle : l’agriculture ivoirienne s’oriente progressivement vers un modèle plus diversifié, où la rentabilité et la résilience deviennent des critères déterminants dans les choix de production.

Si le cacao demeure central, la montée du cajou et du caoutchouc pourrait, à moyen terme, redéfinir les équilibres du secteur et renforcer la capacité de l’économie à absorber les chocs externes.

Les dernières tendances

Quitter la version mobile