Déployé dans huit hôpitaux fédéraux couvrant les six zones géopolitiques du pays, le réseau prévoit de réunir 10 000 échantillons biologiques dans une première phase, puis 100 000 d’ici 2028
(L–R) Aminu Yakubu, Ethics Advisor for the National Cancer Biobank Network (NCBN) initiative; Dr Margaret Mendie-Sawyerr, Head of Strategy Development and Partnership, NICRAT; Dr Titilola Ibiyemi, Chief Medical Director, Federal Medical Centre, Abeokuta; Dr Jumi Popoola, Chief Scientific Officer, BioVana; Prof. Usman Malami Aliyu, Director General, NICRAT; Dr Chinyere Okafor, Director of Research and Innovation, NICRAT; and Dr Zisis Kozlakidis, Group Head, Laboratory Support, Biobanking and Services, IARC/WHO
LAGOS, Nigeria, 26 octobre 2026 -/African Media Agency(AMA)/ – BioVana, entreprise spécialisée dans les infrastructures de données de santé, et l’Institut national de recherche et de traitement du cancer (NICRAT) annoncent le lancement opérationnel du Réseau national des biobanques du cancer (NCBN). Déployée à l’échelle du pays, cette initiative vise à renforcer les capacités du Nigeria en matière de recherche sur le cancer et d’oncologie de précision.
Le NCBN concrétise le protocole d’accord signé en 2025 entre BioVana et le NICRAT. Il réunit aujourd’hui huit hôpitaux fédéraux répartis dans les six zones géopolitiques du Nigeria, autour de pratiques harmonisées de collecte, de conservation et d’utilisation des échantillons biologiques et des données cliniques associées.
Dans une première phase, le réseau prévoit de constituer une collection de 10 000 échantillons biologiques de patients atteints de cancer, avec pour ambition d’atteindre 100 000 échantillons d’ici 2028. À terme, l’objectif est de doter le Nigeria d’une infrastructure nationale pérenne permettant aux institutions participantes de mutualiser leurs ressources et de mener des projets de recherche de plus grande envergure.
Le NICRAT assure le pilotage national du programme, la coordination des institutions participantes et la supervision du réseau. BioVana est chargé de sa mise en œuvre technique, notamment du développement des outils numériques, de l’harmonisation des procédures de collecte et de gestion des échantillons et des données, du renforcement des compétences au sein des établissements participants et de leur préparation aux projets de recherche.
Après une première série d’évaluations menées dans les établissements participants, BioVana et le NICRAT ont également réuni les principaux acteurs du réseau lors d’un atelier auquel ont pris part des représentants de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de la Société internationale des biobanques biologiques et environnementales (ISBER). Cette étape doit permettre d’avancer vers des pratiques harmonisées et l’adoption de référentiels communs en matière de qualité, de gestion des échantillons et de données.
Le cancer représente un enjeu majeur de santé publique au Nigeria. Selon l’Observatoire mondial du cancer (GLOBOCAN), le pays aurait enregistré plus de 152 000 cas de cancer et un peu plus de 90 000 décès en 2024. En mettant en relation les échantillons biologiques et les données cliniques associées provenant de plusieurs établissements, selon des normes et des règles de gouvernance communes, le NCBN doit faciliter la réalisation d’études multicentriques de plus grande ampleur. Il contribuera ainsi à la recherche de nouveaux biomarqueurs, au développement d’outils diagnostiques et aux travaux en oncologie de précision répondant aux réalités des patients nigérians.
Comptant parmi les premiers réseaux nationaux de biobanques consacrés au cancer en Afrique, le NCBN propose un nouveau modèle pour structurer la recherche sur le cancer à l’échelle d’un pays. Il fédère des hôpitaux répartis dans les six zones géopolitiques du Nigeria autour de normes, de règles de gouvernance et d’outils de recherche communs.
Fondée en 2025 par Estelle Dogbo et la Dre Jumi Popoola, BioVana développe les infrastructures nécessaires pour rapprocher les institutions de recherche africaines de l’écosystème scientifique mondial. Son ambition est de permettre aux données biomédicales produites sur le continent de contribuer davantage à la découverte de nouveaux médicaments et à une meilleure prise en compte de la diversité des populations dans la recherche mondiale.
Estelle Dogbo, cofondatrice et directrice générale de BioVana, déclare : « Le Nigeria dispose déjà d’importantes ressources pour la recherche sur le cancer, mais celles-ci sont réparties entre différentes institutions. Le NCBN a pour objectif de les mettre en réseau et de leur donner un cadre commun en matière de normes, d’infrastructures et de gouvernance afin qu’elles puissent être davantage mises au service de la recherche. »
Elle poursuit : « Notre ambition est de faire du NCBN un modèle pour le développement d’infrastructures nationales de recherche biomédicale à travers l’Afrique. Nous voulons montrer comment un pays peut fédérer ses institutions, renforcer ses capacités scientifiques et valoriser de manière responsable ses ressources biomédicales au service de la recherche sur le cancer et des avancées scientifiques à l’échelle mondiale. »
L-R: BioVana Co-Founders Dr. Jumi Popoola (Chief Scientific Officer) and Estelle Dogbo (Chief Executive Officer)
Selon Africa Cancer Control Partners, plus d’un million de nouveaux cas de cancer ont été recensés en Afrique en 2020, un chiffre qui pourrait atteindre deux millions au cours des quinze prochaines années. Ces projections soulignent la nécessité de renforcer durablement les capacités de recherche sur le cancer, au Nigeria comme sur l’ensemble du continent. Dans ce contexte, les biobanques constituent un maillon essentiel pour permettre aux chercheurs d’accéder à des échantillons biologiques de qualité, accompagnés de données pertinentes, et faire progresser la médecine de précision.
Le Professeur Aliyu Malami Usman, directeur général du NICRAT, ajoute : « Notre ambition va bien au-delà de la mise en réseau des institutions. Nous posons aujourd’hui les bases d’une infrastructure nationale de recherche sur le cancer appelée à servir le Nigeria pour les générations à venir. Le NCBN constitue une étape importante vers notre objectif à plus long terme : créer une biobanque nationale centrale dédiée au cancer, appuyée par un solide réseau d’institutions à travers le pays. Grâce à notre partenariat avec BioVana, nous mettons en place les normes, les compétences et les systèmes nécessaires pour concrétiser cette ambition et faire du Nigeria l’un des pôles de référence en matière de recherche sur le cancer et d’oncologie de précision en Afrique. »
La Dre Stella Somiari, présidente de la Société internationale des biobanques biologiques et environnementales (ISBER), déclare : « Le Réseau national des biobanques du cancer constitue une étape importante pour que les populations africaines puissent à la fois contribuer aux progrès de l’oncologie de précision et en bénéficier. L’ISBER défend depuis longtemps des pratiques de biobanque exigeantes et conformes aux normes internationales, indispensables à une recherche de confiance. Elles permettent aux institutions de travailler ensemble, y compris au-delà des frontières, tout en protégeant les participants à la recherche et les communautés qui la rendent possible. En collectant les échantillons biologiques et les données locales avec rigueur et selon des pratiques harmonisées, les chercheurs nigérians pourront collaborer sur un pied d’égalité avec leurs homologues internationaux et produire des connaissances susceptibles de conduire à une prise en charge plus précise des patients atteints de cancer au Nigeria. »
Le Dr Zisis Kozlakidis, responsable du groupe Soutien aux laboratoires, biobanques et services au Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la Santé (CIRC/OMS), conclut : « L’avenir de la recherche sur le cancer dépend de notre capacité à disposer d’infrastructures de recherche solides et interconnectées dans toutes les régions du monde. Le Réseau national des biobanques du cancer constitue une étape importante pour permettre à des échantillons et à des données de qualité provenant de populations africaines de contribuer pleinement aux avancées scientifiques mondiales. En investissant dans des normes communes, les compétences locales et des infrastructures de biobanque pérennes, des initiatives telles que le NCBN peuvent contribuer à rendre la recherche sur le cancer plus représentative et plus équitable. »
La prochaine phase du programme portera sur la poursuite du renforcement des compétences au sein des huit hôpitaux fédéraux, l’harmonisation des procédures de collecte et de gestion des échantillons, la mise en place de référentiels communs en matière de données et de qualité, ainsi que la constitution de la première collection de 10 000 échantillons biologiques.
À propos de Biovana BioVana est une entreprise spécialisée dans les infrastructures de données de santé qui œuvre à rendre les données de santé africaines exploitables pour la recherche. Elle travaille avec des biobanques, des hôpitaux et des réseaux de recherche afin de constituer un écosystème interconnecté de données diversifiées au service de la médecine de précision et d’une recherche plus représentative.
BioVana travaille aux côtés de gouvernements et d’institutions de recherche à travers l’Afrique pour renforcer les infrastructures consacrées à la recherche sur le cancer et aux biobanques. Pour échanger sur un projet de partenariat visant à créer ou à développer des infrastructures de recherche à l’échelle d’une institution ou d’un pays, contactez BioVana Research :info@biovanaresearch.com