Le président de la Transition, Ibrahim Traoré, a procédé à un remaniement du gouvernement burkinabè. La nouvelle équipe confirme une ligne de gouvernance fondée sur la continuité des pôles sécuritaires et économiques, tout en opérant quelques ajustements ciblés au sommet de l’exécutif.
Le décret portant remaniement du gouvernement burkinabè consacre une stabilité marquée des portefeuilles stratégiques. Plusieurs ministres clés sont reconduits à leurs fonctions, traduisant la volonté des autorités de préserver les équilibres institutionnels dans un contexte de Transition prolongée.
À l’Économie et aux Finances, Aboubakar Nacanabo demeure en poste, tout comme Mahamadou Sana à la Sécurité et Edasso Rodrigue Bayala à la Justice. Les ministères sociaux et productifs — Santé, Enseignement supérieur, Transition digitale, Industrie ou Énergie — restent également confiés aux mêmes responsables, confirmant une logique de continuité administrative.
La priorité sécuritaire est renforcée par l’entrée du général Célestin Simporé comme ministre d’État en charge de la Défense, tandis que certains portefeuilles connaissent un repositionnement stratégique, à l’image de l’Agriculture, désormais élargie à l’eau et aux ressources halieutiques.
Ce remaniement, sans recomposition politique majeure, apparaît avant tout comme un ajustement fonctionnel, visant à consolider l’appareil d’État autour de profils éprouvés, dans un environnement marqué par les contraintes sécuritaires, budgétaires et sociales.