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CEMAC : les chefs d’État anticipent les risques économiques de 2026

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Réunis à Brazzaville, les dirigeants de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale ont tenu un sommet extraordinaire consacré aux perspectives économiques et financières de la sous-région. Si les indicateurs récents sont orientés favorablement, les incertitudes du contexte mondial imposent vigilance et coordination renforcée.

Les chefs d’État de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) se sont retrouvés jeudi à Brazzaville pour un sommet extraordinaire dédié à l’évaluation des risques économiques et financiers susceptibles d’affecter la sous-région dès le premier trimestre 2026.

La rencontre, ouverte par le président congolais Denis Sassou Nguesso, s’inscrit dans un contexte marqué par une amélioration progressive des équilibres macroéconomiques. Selon le président en exercice de la CEMAC, les économies communautaires enregistrent une croissance positive, tandis que l’inflation amorce un repli jugé « appréciable », avec pour objectif un retour sous le seuil communautaire.

Pour autant, ces évolutions restent fragiles. Le chef de l’État congolais a souligné que les acquis récents pourraient être remis en cause par l’instabilité persistante de l’environnement international, notamment les tensions géopolitiques, le durcissement des conditions financières mondiales et la volatilité des prix des matières premières.

Dans ce contexte, le sommet de Brazzaville vise également à évaluer la mise en œuvre des décisions adoptées lors des précédentes sessions extraordinaires de 2016, 2021 et 2024. « Il nous incombe de faire un point d’étape lucide et responsable », a déclaré Denis Sassou Nguesso, appelant à une application plus résolue des recommandations issues des travaux communautaires.

Enfin, les dirigeants ont renouvelé leur appel en direction des institutions financières internationales et des partenaires bilatéraux, afin d’obtenir un accompagnement jugé plus efficace des efforts de stabilisation et de développement économique de la zone.

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