Fitch Ratings, l’agence de notation de crédit renommée, a confirmé la note de défaut d’émetteur (IDR) à long terme en devises étrangères de la Côte d’Ivoire à ‘BB-‘ avec une Perspective Stable début août 2023. Cette décision découle de divers facteurs qui influencent la santé économique et budgétaire du pays.
Fitch a confirmé la note BB- de la Côte d’Ivoire à long terme. La réaffirmation de la note ‘BB-‘ met en lumière l’équilibre subtil que le pays parvient à atteindre entre son solide potentiel de croissance et les défis complexes résultant de faibles indicateurs de développement et de sa forte dépendance aux exportations de matières premières.
La Côte d’Ivoire a lancé un programme avec le Fonds monétaire international (FMI) visant à réduire le déficit budgétaire. Sur une période de 40 mois, cet accord, conclu en mai, a pour objectif de ramener le déficit à 3 % du PIB d’ici 2025, contre 6,8 % en 2022. Les mesures immédiates impliquent une consolidation de 1,5 % du PIB en 2023, incluant l’annulation des mesures ponctuelles de 2022 et l’augmentation des recettes de 0,5 % du PIB par an. La rationalisation des subventions et l’ajustement des dépenses en capital après la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football font également partie de la stratégie.
La dette du pays a augmenté en raison des déficits budgétaires récents, avec des prévisions la situant à 58,0 % du PIB en 2023. Malgré cela, les efforts de consolidation et une croissance solide devraient réduire les niveaux d’endettement dans les années à venir. Des sources de financement abordables, notamment les décaissements du FMI et d’autres accords financiers, sont sécurisées, offrant une stabilité même en cas de fluctuations des conditions du marché.
La croissance réelle du PIB de la Côte d’Ivoire devrait rester forte, grâce à des facteurs tels que la croissance de la production d’électricité et l’expansion du secteur de la construction. Malgré un taux de croissance légèrement réduit en 2023, il reste bien au-dessus de la médiane pour les pays ayant une note ‘BB’. L’accent mis par le gouvernement sur le développement des infrastructures et la diversification économique contribue à cette croissance soutenue.
Le déficit du compte courant devrait se réduire, grâce à des facteurs tels que la baisse des prix du pétrole et des denrées alimentaires, associée à la hausse des prix du cacao. Bien que les échéances de la dette externe du gouvernement présentent des défis, le niveau de réserves du pays est jugé adéquat, garantissant la stabilité du taux de change par rapport à l’euro.