Economie

Côte d’Ivoire : près de 200 milliards FCFA investis dans deux nouvelles centrales d’énergies renouvelables

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Avec la mise en service de la centrale à biomasse BIOVEA et l’inauguration de la centrale solaire de Sokoro 2, la Côte d’Ivoire accélère la diversification de son parc électrique. Ces deux infrastructures représentent une capacité installée cumulée de 98 MW et plus de 190 milliards FCFA d’investissements.

La Côte d’Ivoire poursuit ses investissements dans les énergies renouvelables. En l’espace de quatre mois, le pays a inauguré deux nouvelles infrastructures énergétiques : la centrale solaire de Sokoro 2, à Ferkessédougou, en juillet 2026, et la centrale à biomasse BIOVEA, mise en service le 5 novembre à Ayébo, près d’Aboisso.

Ces deux projets totalisent plus de 191 milliards FCFA d’investissements et contribuent à diversifier un système électrique historiquement dominé par les centrales thermiques et hydroélectriques.

Deux infrastructures pour renforcer la production nationale

Implantée sur 70 hectares à Sokoro 2, la centrale photovoltaïque Ferké Solar dispose d’une puissance installée de 52 mégawatts-crête (MWc). Construite pour 41 milliards FCFA, elle comprend plus de 73 000 panneaux photovoltaïques et devrait produire environ 90 gigawattheures (GWh) d’électricité par an.

À Ayébo, la centrale BIOVEA représente un investissement supérieur à 150 milliards FCFA. D’une capacité de 46 MW, cette installation utilise des résidus agricoles, principalement issus de la filière palmier à huile, pour produire de l’électricité.

Selon les chiffres communiqués par le gouvernement, sa production annuelle devrait atteindre 336 GWh, soit l’équivalent des besoins électriques de près de 1,7 million de personnes.

À elles deux, ces infrastructures représentent ainsi une production annuelle prévisionnelle d’environ 426 GWh.

La biomasse, un complément stratégique au solaire

Au-delà des nouvelles capacités installées, ces projets traduisent une évolution de la stratégie énergétique ivoirienne.

Contrairement aux installations photovoltaïques, dont la production dépend de l’ensoleillement, une centrale à biomasse peut produire de l’électricité de manière pilotable, sous réserve d’un approvisionnement régulier en combustible.

Cette complémentarité constitue un enjeu pour accompagner la croissance de la consommation électrique, notamment celle des activités industrielles, tout en limitant la dépendance aux combustibles fossiles.

Le développement des énergies renouvelables s’inscrit également dans les ambitions de la Côte d’Ivoire de consolider sa position de fournisseur d’électricité dans la sous-région.

De nouveaux investissements annoncés

Le gouvernement entend poursuivre cette diversification. Lors de l’inauguration de BIOVEA, le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a annoncé deux nouveaux projets de centrales à biomasse.

Le premier devrait valoriser les résidus de cacao à Divo, tandis que le second utiliserait des tiges de coton à Boundiali.

Ces investissements ouvrent de nouvelles perspectives pour la valorisation des ressources agricoles et le développement de la production électrique nationale. Leur contribution effective à la sécurité énergétique dépendra toutefois de la disponibilité des matières premières, des performances des installations et de leur intégration au réseau électrique.

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