Economie

Côte d’Ivoire : une croissance élevée, mais des signaux conjoncturels à surveiller au 3e trimestre 2025

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Au troisième trimestre 2025, l’économie de Côte d’Ivoire confirme la robustesse de sa trajectoire de croissance. Portée par les secteurs tertiaire et secondaire, l’activité progresse nettement en glissement annuel, même si un repli conjoncturel apparaît par rapport au trimestre précédent.

L’ économie ivoirienne affiche au troisième trimestre 2025 une performance contrastée mais globalement favorable. En glissement annuel, le Produit intérieur brut (PIB) en volume progresse de 7,3 % par rapport à la même période de 2024, traduisant la vigueur persistante de l’activité économique nationale.

Cette croissance repose principalement sur la contribution du secteur tertiaire, qui apporte 2,86 points à la progression du PIB, suivi du secteur secondaire avec 1,95 point. Le secteur primaire, bien que plus modéré, contribue également positivement à hauteur de 0,44 point. À ces moteurs sectoriels s’ajoute une forte hausse des impôts et taxes nets de subventions sur les produits, en augmentation de 24,9 %, représentant 2,08 points de contribution à la croissance.

Toutefois, corrigé des variations saisonnières, le PIB enregistre une baisse de 0,2 % en glissement trimestriel, traduisant un ralentissement ponctuel par rapport au deuxième trimestre 2025. Ce repli suggère un tassement temporaire de la dynamique économique, sans remettre en cause la tendance annuelle.

Dans le détail, le secteur primaire progresse de 2,7 % sur un an, porté par la pêche (+13,4 %), l’agriculture vivrière (+4,8 %) et l’agriculture d’exportation (+0,8 %). Néanmoins, la valeur ajoutée du secteur recule de 3,5 % par rapport au trimestre précédent, signalant une vulnérabilité conjoncturelle.

Le secteur secondaire affiche une croissance robuste de 8,0 %, soutenue par les BTP (+12,8 %), le raffinage pétrolier (+17,9 %) et les industries extractives (+5,1 %). Quant au secteur tertiaire, il enregistre une progression annuelle de 5,6 %, tirée notamment par les services financiers (+16,0 %) et les télécommunications (+10,5 %), confirmant son rôle central dans la création de valeur.

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