En intégrant la SCASO à son périmètre, SAPH renforce son modèle économique fondé sur la maîtrise foncière, la durabilité et la montée en gamme de sa production. Une opération cohérente avec les attentes des marchés en matière de visibilité et de résilience.
Le spécialiste ivoirien du caoutchouc naturel a officialisé l’acquisition des parts sociales de la SCASO, consolidant ainsi son empreinte agricole dans le sud-ouest du pays. Cette opération s’inscrit dans un contexte où la sécurisation des approvisionnements et la durabilité des plantations deviennent des enjeux clés pour les acteurs cotés du secteur.
La SCASO apporte à SAPH une concession de 2 871 hectares, dont près de la moitié déjà exploitée en hévéaculture. La proximité géographique avec les plantations existantes du groupe ouvre la voie à des gains de productivité et à une meilleure allocation du capital agricole.
Pour les investisseurs, cette acquisition renforce la visibilité à long terme du groupe. Le renouvellement du verger hévéicole, combiné à la diversification vers le palmier à huile, vise à lisser les cycles de production et à améliorer la résilience des revenus face aux fluctuations des cours des matières premières.
Autre élément suivi par le marché : la dimension sociale et territoriale du projet. SAPH prévoit de faire du site un pôle d’appui aux planteurs privés, consolidant ainsi son écosystème local. L’intégration complète de la SCASO est attendue d’ici fin 2026, sans rupture opérationnelle, un facteur rassurant pour les actionnaires.