Le groupe de nations en développement, BRICS, a convenu jeudi d’admettre l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Éthiopie, l’Égypte, l’Argentine et les Émirats arabes unis, dans le but d’accélérer sa poussée visant à réorganiser un ordre mondial qu’il considère comme désuet.
Les dirigeants du groupe ont laissé la porte ouverte à de futures adhésions, ouvrant potentiellement la voie à l’admission de dizaines d’autres pays motivés par le désir d’équilibrer un terrain de jeu mondial qu’ils estiment truqué contre eux. Cette expansion renforce l’importance économique des BRICS, dont les membres actuels comprennent la Chine, la deuxième plus grande économie mondiale, ainsi que le Brésil, la Russie, l’Inde et l’Afrique du Sud. Cela pourrait également amplifier leur ambition déclarée de devenir un champion du Sud global.Cependant, des tensions de longue date pourraient persister entre les membres souhaitant faire du groupe un contrepoids à l’Occident – notamment la Chine et la Russie – et ceux qui continuent de cultiver des liens étroits avec les États-Unis et l’Europe
« Cette expansion de la composition est historique. Elle témoigne de la détermination des pays BRICS à l’unité et à la coopération avec les autres pays en développement », a déclaré le président chinois Xi Jinping à Reuters.
Cette initiative s’inscrit dans un contexte où certaines puissances, notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, cherchent à s’éloigner de l’orbite des États-Unis. De plus, les alliances entre certains de ces nouveaux membres et les membres actuels du BRICS, comme celle entre l’Argentine et le Brésil ou entre l’Égypte, la Russie et l’Inde, sont des signes révélateurs des nouvelles dynamiques diplomatiques à l’œuvre.
L’expansion du BRICS est le reflet d’une évolution des équilibres mondiaux. Le bloc cherche à affirmer sa position et à contester un ordre mondial dominé par l’Occident, tout en veillant à maintenir la cohésion interne, nécessaire pour réaliser ses ambitions sur la scène internationale.