Economie

Niger : Le président du CNSP impose un embargo sur l’exportation des céréales

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Photo de Polina Tankilevitch: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/nourriture-aliments-sec-cru-4110250/

Le général Abdourahamane Tchiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) au Niger, a annoncé mercredi l’interdiction de l’exportation de plusieurs types de céréales afin d’assurer l’approvisionnement du marché intérieur. Cette mesure vise à rendre accessibles des denrées essentielles comme le riz, le mil ou encore le maïs, sauf pour les exportations destinées aux États membres de l’Alliance des États du Sahel.

Dans un contexte de tensions économiques et de préoccupations alimentaires croissantes, le général Abdourahamane Tchiani, président du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger, a pris une décision majeure ce mercredi 17 octobre 2024. Le gouvernement a officiellement interdit l’exportation de céréales telles que le riz, le mil, le sorgho, le niébé et le maïs, avec pour objectif de garantir un approvisionnement suffisant du marché intérieur. Cette mesure, annoncée par un communiqué diffusé à la télévision nationale, vise à rendre accessibles les denrées de grande consommation sur les marchés locaux, au bénéfice de la population. Toutefois, cette interdiction ne s’applique pas aux exportations vers les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), comprenant le Burkina Faso et le Mali, des partenaires économiques et stratégiques.

Au-delà de la sphère nationale, cette décision pourrait bouleverser les circuits de commerce régionaux, bien que les exportations vers l’AES soient maintenues. Si cette restriction assure une stabilisation des prix à l’intérieur du Niger, elle pourrait entraîner une diminution des revenus pour les producteurs, ce qui soulève des interrogations quant à l’impact à long terme sur le secteur agricole.

Le gouvernement, conscient des risques pour les agriculteurs, prévoit des mesures d’accompagnement pour garantir des rémunérations équitables. Néanmoins, la vigilance est de mise : le ministre du Commerce et les autorités locales sont chargés d’appliquer rigoureusement cette interdiction, avec des sanctions sévères prévues pour les contrevenants. En cas de violation, les cargaisons seront saisies et remises à l’Office des produits vivriers du Niger (OPVN), sans restitution possible.

Alors que le Niger tente de naviguer entre protection intérieure et engagement régional, cette décision marque une étape importante dans la gouvernance économique du pays, avec des répercussions qui s’étendront au-delà de ses frontières.

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