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RDC–Rwanda : un accord de paix sous haute tension, le Conseil de sécurité en alerte

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Alors que les rebelles du M23 poursuivent leur avancée dans l’est de la RDC, la signature d’un accord de paix entre Kinshasa et Kigali, sous l’égide des États-Unis et du Qatar, est accueillie avec prudence par les Nations Unies, et une forte dose de scepticisme sur le terrain.

Signé à Washington le 28 juin, l’accord de paix entre la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda marque une tentative diplomatique pour éteindre un conflit ravivé dans la région des Grands Lacs. Parrainé par les États-Unis et le Qatar, ce texte intervient dans un contexte marqué par la montée en puissance du M23, groupe armé soutenu par Kigali, qui contrôle désormais Goma et Bukavu.

La Représentante spéciale de l’ONU en RDC, Bintou Keïta, a salué une « avancée significative vers la fin du conflit » lors d’une réunion du Conseil de sécurité. Mais elle a aussi dressé un constat alarmant : 7 millions de déplacés internes, des violences sexuelles massives, et un plan humanitaire financé à seulement 11 %.

Côté congolais, l’accord est accueilli avec circonspection. Le diplomate Hippolyte Mfulu dénonce la poursuite de l’occupation militaire par le Rwanda et appelle à des sanctions fermes. Kigali, de son côté, insiste sur son droit à la légitime défense face aux FDLR, et met en avant la création d’un mécanisme conjoint de sécurité.

Sur fond de méfiance, la MONUSCO voit sa mission contestée. Alors que Kinshasa demande un renforcement conditionnel, Kigali l’accuse de partialité. Pour Mme Keïta, le succès de cet accord dépendra d’un équilibre délicat entre volonté politique, pression internationale et relance d’un dialogue crédible.

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