Economie

Sénégal : l’essor énergétique redessine la croissance et fragilise le tertiaire à novembe 2025

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Les statistiques économiques de novembre 2025 confirment une recomposition du modèle sénégalais. L’industrie extractive et l’énergie soutiennent la croissance, tandis que les services et le commerce enregistrent un ralentissement.

En cette fin d’année 2025, la production industrielle s’inscrit en nette progression, portée par la montée en puissance des activités extractives et énergétiques. L’intégration pleine des hydrocarbures dans l’appareil productif modifie l’échelle de l’économie nationale et installe l’énergie comme moteur central de la croissance.

Cette dynamique se reflète dans la consommation d’électricité, en hausse, notamment sur les segments industriels. L’augmentation des ventes en moyenne et haute tension traduit une intensification des capacités productives. L’économie sénégalaise absorbe davantage d’énergie localement, signe d’un appareil industriel en expansion.

Commerce extérieur : volatilité pétrolière mais tendance annuelle positive

Les exportations enregistrent un recul marqué au mois de novembre, principalement lié aux fluctuations des produits pétroliers. Toutefois, sur les onze premiers mois de 2025, la trajectoire reste orientée à la hausse.

Cette configuration souligne une réalité nouvelle : le commerce extérieur sénégalais devient plus sensible aux cycles énergétiques internationaux. La dépendance accrue aux hydrocarbures renforce la volatilité mensuelle, sans remettre en cause la performance cumulée annuelle.

Services et commerce : un ralentissement de la demande intérieure

À l’inverse du secteur industriel, le tertiaire montre des signes d’essoufflement. Le chiffre d’affaires des services et du commerce recule en glissement annuel, traduisant une demande intérieure plus prudente.

Les activités financières et certains segments commerciaux enregistrent un repli, tandis que l’immobilier et la santé conservent une dynamique plus stable. Cette divergence sectorielle met en évidence une économie à deux vitesses en 2025 : expansion industrielle d’un côté, ajustement de la consommation de l’autre.

Emploi formel : redistribution sectorielle en cours

Le marché du travail confirme cette transition. L’emploi progresse dans les activités extractives et manufacturières, mais recule dans la construction. La croissance énergétique redessine progressivement la structure de l’emploi formel.

Cette redistribution sectorielle constitue l’un des marqueurs les plus visibles de la transformation économique en cours.

Finances publiques et environnement macroéconomique : des fondamentaux solides

Malgré les divergences sectorielles, les indicateurs macroéconomiques restent orientés favorablement. Les recettes budgétaires progressent sur l’année 2025 et la liquidité globale de l’économie s’accroît.

L’amélioration des actifs extérieurs et la dynamique monétaire offrent un cadre relativement stable pour les décisions d’investissement, même dans un contexte de volatilité sectorielle.

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