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Tech africaine : 4 100 milliards FCFA levés en 2025, un signal de reprise après deux années de ralentissement

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Après deux années de ralentissement, l’écosystème technologique africain retrouve de la vigueur. En 2025, les startups du continent ont levé 4,1 milliards de dollars, soit environ 2 460 milliards FCFA, selon le dernier rapport publié par Partech. Un rebond marqué, porté par un recours inédit à la dette et une stabilisation des investissements en capital-risque.

Un redémarrage net après deux années difficiles

Les levées de fonds cumulées – dette et equity confondues – progressent de 25 % sur un an, atteignant 4,1 milliards de dollars (≈ 2 460 milliards FCFA). Il s’agit du niveau le plus élevé observé depuis 2022, après le coup de frein mondial de 2023-2024.

Dans le détail, les financements en capital s’établissent à 2,4 milliards de dollars, soit près de 1 440 milliards FCFA (+8 %), répartis sur 462 opérations. La dette, en revanche, signe une performance historique avec 1,6 milliard de dollars levés, l’équivalent d’environ 960 milliards FCFA, en hausse de 63 % sur un an.

« La progression rapide de la dette traduit la sophistication croissante des marchés financiers africains et la maturité de certains modèles économiques », analyse Tidjane Dème.

Désormais, la dette représente 41 % des capitaux mobilisés, contre 31 % en 2024 et à peine 17 % en 2019, confirmant un changement structurel dans le financement des startups africaines.

Afrique de l’Ouest et pôles régionaux : une dynamique toujours concentrée

Quatre pays – Kenya, Afrique du Sud, Égypte et Nigeria – concentrent 72 % des montants levés, illustrant la persistance d’un écosystème polarisé autour de grands hubs.

Avec 1,04 milliard de dollars levés (environ 624 milliards FCFA), le Kenya s’impose comme le premier marché du continent, porté par plusieurs méga-deals et sa capacité à attirer des financements structurés. L’ Afrique du Sud retrouve, pour la première fois depuis 2017, la première place en matière d’investissements en capital-risque, tant en volume qu’en nombre d’opérations.

En Afrique de l’Ouest, le Nigeria demeure le principal moteur, malgré des montants en retrait par rapport aux années de pic. Hors top 4, seuls le Sénégal, le Ghana et le Maroc dépassent le seuil des 50 millions de dollars en equity, soit environ 30 milliards FCFA, soulignant l’ampleur du décrochage entre marchés leaders et écosystèmes émergents.

À noter toutefois une progression de l’Afrique francophone, qui capte 68 % des montants d’equity hors top 4 et 64 % des transactions, un signal positif pour les entrepreneurs ouest-africains.

Fintech toujours en tête, mais diversification accélérée

La fintech reste le premier secteur financé avec 769 millions de dollars, soit près de 461 milliards FCFA, représentant 25 % de l’equity total. Mais sa domination s’érode au profit d’autres segments.

La cleantech connaît une envolée spectaculaire (550 millions de dollars, ≈ 330 milliards FCFA, +186 %), tout comme la healthtech (215 millions de dollars, ≈ 129 milliards FCFA, +232 %). Les solutions B2B et enterprise dépassent également les 200 millions de dollars, un seuil qui n’avait plus été franchi depuis 2021-2022.

Cette diversification sectorielle traduit une évolution des besoins du marché africain, davantage orientés vers l’énergie, la santé et la productivité des entreprises.

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