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Élevage, engrais, fibres : l’État ivoirien tempère la réforme de la TVA pour éviter un choc sur les prix

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Photo de Kashif Shah: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/mains-tenant-de-l-engrais-granulaire-a-l-exterieur-31673795/

Face au risque de hausse des coûts dans plusieurs filières stratégiques, l’administration fiscale ivoirienne introduit un taux de TVA réduit à 9 %. Une décision qui concerne notamment l’élevage, les intrants agricoles et certaines fibres utilisées par l’industrie.

Les filières agricoles et agro-industrielles soufflent. Dans un communiqué publié le 16 janvier 2026, la Direction générale des Impôts (DGI) annonce l’application d’un taux de TVA réduit à 9 % sur plusieurs produits essentiels à l’activité agricole et à l’élevage.

Sont concernés les aliments pour bétail et animaux de basse-cour, les intrants utilisés dans la fabrication des engrais, ainsi que les fibres de jute et de sisal, utilisées notamment dans l’emballage et certaines activités industrielles locales.

Ces produits avaient perdu leur exonération de TVA avec l’entrée en vigueur de l’annexe fiscale 2026, le 5 janvier dernier. En l’absence d’aménagement, ils devaient basculer directement au taux normal de 18 %, une évolution jugée brutale par de nombreux opérateurs économiques.

Pour éviter une hausse immédiate des prix et préserver l’équilibre des filières, le gouvernement a opté pour une solution intermédiaire. Une ordonnance signée le 7 janvier instaure un taux réduit de 9 %, effectif à compter du samedi 17 janvier 2026.

Sur le plan pratique, les entreprises ne seront pas pénalisées pour les opérations réalisées entre le 5 et le 16 janvier 2026. En revanche, toute TVA éventuellement facturée sur cette période devra être reversée au Trésor public.

Pour les acteurs du secteur, cette mesure apporte de la visibilité à court terme, tout en confirmant la volonté de l’État de revoir progressivement les niches fiscales.

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