À Korhogo, Baba Diarrassouba transforme la patate douce ivoirienne en chips. Une jeune entreprise encore discrète, mais déjà engagée dans une logique de structuration et de montée en gamme.
À Korhogo, Baba Diarrassouba a fait un choix peu courant : transformer localement la patate douce pour en faire un produit de snacking. Avec Baba Chips, il s’inscrit dans une dynamique encore émergente en Côte d’Ivoire, où la majorité des snacks consommés restent importés.
Le projet démarre modestement, avec des moyens limités et une production artisanale. Très vite, l’entrepreneur se heurte aux réalités du terrain : maîtrise des coûts, régularité de la qualité, acceptation du produit par le consommateur. Loin d’un succès immédiat, Baba Chips avance par ajustements successifs.
Progressivement, l’activité se stabilise. L’entreprise compte aujourd’hui huit employés et propose une gamme variée de sachets allant de 30 à 500 grammes disponible en ligne et dans plusieurs lieux de ventes à Abidjan. Le chiffre d’affaires a augmenté de 87 % entre 2024 et 2025.
Un tournant liée à l’intégration au programme Orange Corners Côte d’Ivoire, porté par l’Ambassade du Royaume des Pays-Bas en Côte d’Ivoire et déployé par Entrepreneurial Solutions Partners. Coaching, formations et appui méthodologique contribuent à professionnaliser le projet.
À ce stade, Baba Chips reste une jeune entreprise en construction. Les priorités sont claires : fiabiliser la production, renforcer la présence locale et préparer, à moyen terme seulement, une diffusion plus large. Un parcours encore en devenir, mais emblématique des défis auxquels font face les entrepreneurs de l’agrotransformation ivoirienne