Selon la note trimestrielle publiée par l’Agence nationale de la statistique (ANStat), le chiffre d’affaires des services marchands non financiers progresse de 12,8 % au troisième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Une dynamique largement portée par les transports et les activités spécialisées, malgré des replis dans l’immobilier, l’hébergement-restauration et la santé.
L’Agence nationale de la statistique (ANStat) a dévoilé sa note relative à l’Indice du chiffre d’affaires des services (ICA-S). Cet indicateur conjoncturel, mesure l’évolution du chiffre d’affaires hors taxes des services marchands non financiers, pondéré par la valeur ajoutée des branches.
Au troisième trimestre 2025, l’activité du secteur affiche une progression robuste de 12,8 % en glissement annuel. Cette performance repose d’abord sur le dynamisme des transports et de l’entreposage (+26,4 %), principal moteur de la croissance. Les transports terrestres bondissent de 28,4 %, tandis que les activités d’entreposage et auxiliaires de transport progressent de 19,2 %. En revanche, le transport aérien (–8 %) et le transport par eau (–18,4 %) demeurent orientés à la baisse.
Autre levier majeur : les activités spécialisées, scientifiques et techniques, en hausse de 50,2 %. Les activités juridiques et comptables (+108,4 %) ainsi que l’architecture et l’ingénierie (+67,8 %) expliquent l’essentiel de cette expansion. La publicité et les études de marché (+38,4 %) ainsi que la recherche-développement (+26,7 %) soutiennent également la tendance.
L’information-communication progresse de 5,3 %, sous l’effet des télécommunications (+7,1 %) et des activités informatiques (+17,2 %), malgré l’effondrement de la production audiovisuelle (–48,5 %). L’enseignement contribue également à la dynamique (+9,7 %), porté par le pré-primaire et primaire (+15,1 %) et le supérieur (+14,9 %).
En revanche, plusieurs segments freinent la croissance globale. Les activités immobilières reculent de 7,2 %, affectées par la contraction des services d’agences (–19,7 %). L’hébergement-restauration se replie de 6,1 %, tandis que les services de soutien et de bureau diminuent de 4,0 %. Les activités de santé humaine et d’action sociale accusent une baisse de 9,6 %, pénalisées par le recul des pratiques médicales et dentaires (–18,3 %).
Dans l’ensemble, la progression du troisième trimestre illustre une recomposition sectorielle : les segments liés à la logistique, aux services professionnels et aux prestations à forte valeur ajoutée soutiennent la croissance, tandis que les activités dépendantes de la demande immobilière et de certains services aux ménages marquent le pas.