Le rapport 2025 du PNUD confirme que l’Afrique subsaharienne reste la région avec les niveaux d’IDH les plus faibles au monde. Si certains pays progressent, les inégalités internes et les faiblesses structurelles freinent encore l’essor humain.
Selon les données 2023 publiées dans le rapport 2025 du PNUD, aucun pays d’Afrique subsaharienne ne figure dans la catégorie de développement humain “élevé”. La région demeure la plus en retard au monde, avec une moyenne d’IDH estimée autour de 0,547, contre 0,733 pour la moyenne mondiale.
Les pays en tête du classement régional sont l’île Maurice (0,802), les Seychelles (0,796) et le Botswana (0,683), seuls à se rapprocher des seuils de développement humain élevé. À l’opposé, le Soudan du Sud (0,385), le Tchad (0,419) et le Niger (0,428) ferment la marche mondiale.
Entre ces extrêmes, de nombreux pays – dont la Côte d’Ivoire (0,582), le Togo (0,571) ou encore le Bénin (0,546) – progressent lentement mais régulièrement, portés par des politiques éducatives et sanitaires plus volontaristes. Pourtant, ces avancées sont souvent neutralisées par des pertes liées aux inégalités internes : jusqu’à 40 % de perte de développement dans certains cas, selon l’IDH ajusté aux inégalités (IHDI).
Au-delà de la croissance économique, c’est l’accès équitable aux services de base – santé, éducation, logement – qui reste déterminant. Et c’est là que l’Afrique subsaharienne souffre de faiblesses structurelles persistantes : sous-financement chronique des systèmes publics, faible couverture sanitaire, poches de pauvreté rurale et marginalisation des femmes.
Le défi est donc moins de maintenir la croissance que de la traduire en gains concrets pour l’ensemble de la population.