Le gouvernement ivoirien a donné son feu vert à trois conventions portant sur la construction ou la location de nouvelles unités de production électrique. D’une capacité cumulée de 735 MW, ces projets doivent permettre au pays de répondre à la progression de sa demande énergétique.
La Côte d’Ivoire prépare un renforcement important de son parc de production électrique. Réuni le 5 août 2026, le Conseil des ministres a approuvé trois conventions conclues avec des opérateurs privés pour la mise en œuvre de nouvelles unités d’une capacité totale d’environ 735 mégawatts.
Le projet le plus important concerne la conception, le financement, la construction et l’exploitation d’une centrale thermique à cycle combiné d’une puissance maximale de 470 MW à Taboth. La convention a été conclue avec Genser Energy Taboth et prévoit, à terme, le transfert de propriété de l’infrastructure.
Le gouvernement a également approuvé la location et l’exploitation d’une unité flottante de production électrique de 225 MW à Abidjan, dans le cadre d’une convention avec Power 32.
Une troisième convention, signée avec PIPS, porte sur la location et l’exploitation d’une centrale thermique modulaire d’une capacité cumulée de 40 MW, répartie entre Attakro et Abrobakro.
Une réponse à la progression de la demande
Selon le communiqué du Conseil des ministres, ces projets s’inscrivent dans la politique gouvernementale de développement du parc national de production. Les autorités justifient cette accélération par la forte croissance de la demande d’électricité observée ces dernières années.
Pour accroître rapidement les capacités disponibles, l’État a invité des opérateurs privés à proposer des solutions couvrant le financement, la conception, la réalisation, l’exploitation et la maintenance de nouvelles unités de production et des infrastructures associées.
Avec une capacité maximale de 470 MW, la centrale de Taboth représentera près des deux tiers des 735 MW annoncés. Les unités de 225 MW et de 40 MW devraient apporter des capacités complémentaires, dans le cadre de contrats de location et d’exploitation.
Ces annonces interviennent alors que la Côte d’Ivoire cherche simultanément à renforcer son réseau national et à accroître sa participation aux échanges régionaux d’électricité en Afrique de l’Ouest.