La mise en service d’un nouveau bac de 20 000 m³ de gasoil porte la capacité nominale du dépôt GESTOCI de Yamoussoukro à 100 700 m³. L’infrastructure doit contribuer à sécuriser l’approvisionnement du pays et à fluidifier la distribution des produits pétroliers.
La Côte d’Ivoire poursuit le renforcement de ses infrastructures pétrolières. Le ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa-Coulibaly, a inauguré, le 24 juillet à Yamoussoukro, un nouveau réservoir de stockage de gasoil ainsi que le premier poste ivoirien de chargement en source de la Société de gestion des stocks pétroliers de Côte d’Ivoire (GESTOCI).
D’une capacité de 20 000 m³, le bac R14 porte désormais la capacité nominale du dépôt de Yamoussoukro à 100 700 m³. Un réservoir supplémentaire de 6 000 m³ d’eau a également été construit afin de renforcer la protection des installations contre les risques d’incendie.
Cette extension s’inscrit dans une stratégie plus large d’augmentation des capacités nationales de stockage, annoncées à 583 000 m³. Elle vise à améliorer la disponibilité des carburants et à réduire les risques de rupture d’approvisionnement, notamment dans les régions situées à l’intérieur du pays.
Un chargement ramené à quinze minutes
La principale innovation réside dans la mise en service du chargement en source. Ce dispositif permet de remplir séparément les compartiments des camions-citernes directement depuis les installations de stockage, avec un meilleur contrôle des volumes et des produits.
Selon le ministre, le temps nécessaire au chargement d’un camion passe ainsi de 45 à 15 minutes. Les capacités cumulées des installations d’Abidjan et de Yamoussoukro atteignent actuellement 650 camions par jour.
Le gouvernement prévoit de porter ce potentiel à 1 800 camions quotidiennement à l’horizon 2030. Cette montée en puissance reposera notamment sur le dégoulottage de la Société ivoirienne de raffinage, l’extension des capacités de stockage et l’équipement d’environ 3 000 camions-citernes.
À terme, plus de 90 % des volumes de produits pétroliers liquides devraient être distribués selon ce nouveau mode de chargement. Une évolution appelée à améliorer la rapidité, la sécurité et la traçabilité de la chaîne nationale d’approvisionnement en carburants.