Dans le dernier rapport sur l’Évaluation annuelle des politiques et institutions nationales (CPIA) publié par la banque mondiale le 31 juillet 2018 révèle que les politiques publiques et les cadres institutionnels des pays africains ne se sont pas améliorés en 2018.
La note des pays africains est restée stable en 2018
La note moyenne CPIA des 38 pays africains est resté stable à 3,1 (sur une échelle de 0 à 6) en 2018 comme l’année précédente. La gestion macroéconomique s’est dégradée alors que la politique sociale est en progression dans certains domaines.
Les experts alertent sur la gestion de la dette publique et recommande aux pays de s’améliorer dans ce domaine. Le rapport révèle que la dette publique représente 54,9 % du PIB en augmentation de 18,5 points par rapport à 2013.Dans le même temps, la proportion d’obligations libellées en devises dans l’ensemble de la dette extérieure s’est accrue de 10 %, tandis que la proportion de l’endettement envers des créanciers commerciaux et extérieurs au Club de Paris a augmenté de cinq points depuis 2010 et les émissions d’obligations souveraines ont fortement progressé.
« Certains pays africains risquent d’hypothéquer l’avenir de leur population en privilégiant la consommation immédiate. Lorsque les pays consacrent la majeure partie de leurs recettes au service de la dette, une quantité moindre de ressources est disponible pour l’éducation, la santé et d’autres services essentiels pour les habitants. Le progrès est alors stoppé net dans son élan. » avertit Albert Zeufack, économiste en chef pour l’Afrique à la Banque mondiale.
Le Rwanda occupe la première place du classement
Le Rwanda, le Cap Vert et l’Ouganda constituent le trio de tête du classement. Les autres pays du top 10 sont : le Kenya, le Sénégal, l’Ouganda, le Burkina Faso, le Bénin et la Côte d’Ivoire. Le Nigéria avec 3,1 est placé en milieu de classement. Le Soudan du Sud, l’Erythrée, le Soudan et la Guinée-Bissau arrivent en queue du classement.
Le point positif c’est la progression des pays africains dans les domaines du genre pour les pays les fragiles. Ces progrès sont de bon augure pour la capacité de ces pays à s’attaquer aux facteurs de conflit et d’exclusion.
« Traditionnellement, l’amélioration de l’inclusion sociale et de la prestation de services a été un facteur crucial pour que les pays sortent de leur situation de fragilité, donc même quelques modestes pas en avant ont leur importance », estime Gerard Kambou, économiste senior et principal auteur du rapport CPIA.
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