En février 2025, le prix du pétrole a chuté de 7,5 % sur un an, tandis que des produits clés comme le cacao ou le café ont explosé, jusqu’à +80 %. Les taux d’intérêt baissent un peu partout, et les affaires dans l’UEMOA restent sur une bonne dynamique.
Le pétrole coûte moins cher qu’il y a un an : en février 2025, son prix moyen (WTI, Brent, Dubaï) a baissé de 7,5 %, après une petite chute de 0,4 % en janvier. Une bonne nouvelle pour les entreprises qui dépendent de l’énergie, même si ça reste à surveiller. À l’inverse, les produits exportés par les pays de l’UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) ont vu leurs prix grimper en flèche : +80 % pour le cacao, +73 % pour le café, +62 % pour la noix de cajou, +43 % pour l’or et +14 % pour le caoutchouc. Mauvaise nouvelle pour le coton, en revanche, qui perd 27 %.
Pour les produits alimentaires importés dans la région, les prix ont baissé de 10 % en février, après -5 % en janvier. Le riz (-18 %) et le sucre (-12 %) sont moins chers, mais les huiles (+44 %) et le lait (+27 %) coûtent plus. Le blé reste presque stable (+0,9 %).
Dans l’UEMOA, la BCEAO (la banque centrale régionale) a prêté un peu moins aux banques (8,753 milliards contre 9,022 milliards en janvier), mais les échanges entre banques ont bondi de 20 %, à 769 milliards par semaine. Les taux d’intérêt pour emprunter ou placer de l’argent ont légèrement baissé, à 6,79 % pour les prêts et 5,35 % pour les dépôts.
En février 2025, l’inflation dans l’UEMOA a ralenti à 2,1 % sur un an, soit un peu moins qu’en janvier (2,5 %). Elle reste dans la zone visée par la Banque centrale, entre 1 % et 3 %, ce qui est une bonne nouvelle pour la stabilité des prix. Si on met de côté les produits frais et l’énergie, l’inflation est stable à 1,3 %. Ce recul vient surtout des aliments, qui pèsent moins sur les prix qu’avant : leur impact est passé de 2,2 points à 1,7 points. Mais attention, les restaurants, les hôtels et les services de communication coûtent un peu plus cher, ce qui limite la baisse globale.
Bonne nouvelle pour les affaires : l’ambiance reste positive. Un indicateur clé, le climat des affaires, est à 100,8, juste au-dessus de la moyenne, ce qui montre que les patrons gardent confiance. Les services (+10 %) et le commerce (+3,9 %) ont bien progressé en février, même si l’industrie ralentit un peu (+3,1 % contre +9 % en janvier).
En résumé, les entreprises de la région peuvent profiter de coûts d’énergie plus bas et d’une demande forte pour des produits comme le cacao ou le café, tout en surveillant les hausses sur les huiles et le lait. Les conditions de financement s’améliorent doucement, et l’activité reste solide.