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Economie

UEMOA : la balance commerciale repasse dans le vert au 2ᵉ trimestre 2025

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Pour la première fois depuis plusieurs années, l’Union économique et monétaire ouest-africaine enregistre un excédent commercial. Une amélioration portée par la hausse des exportations d’or et de produits agricoles, ainsi que par la détente des prix mondiaux des denrées importées.

Une reprise marquée des exportations régionales

Selon le Bulletin Trimestriel des Statistiques de la BCEAO, la balance commerciale de l’Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) est redevenue excédentaire au deuxième trimestre 2025, à +862,7 milliards FCFA, contre un déficit de 1 100 milliards FCFA un an plus tôt.
Ce retournement reflète la hausse soutenue des exportations (+21,9 %), portée par la vigueur des filières minières et agricoles, notamment l’or (+43 %), la noix de cajou (+32 %) et le café (+22 %). Dans le même temps, les importations ont reculé de 4,9 %, allégeant la facture extérieure de l’Union.

L’effet prix mondial favorise les économies de la région

La région profite d’un contexte international plus favorable : la baisse des cours du riz (–30 %), du blé (–16 %) et du sucre (–15 %) a contribué à modérer la valeur des importations alimentaires.
Les prix du pétrole sont restés relativement stables, tandis que la désinflation mondiale a allégé la pression sur les coûts logistiques. Par conséquent, : le déficit du compte courant s’est nettement réduit, à –2,4 % du PIB, contre –7,8 % au deuxième trimestre 2024.
Ce rééquilibrage améliore la position extérieure nette de l’Union et renforce les réserves de change, un facteur clé de stabilité pour le franc CFA.

Un contexte plus stable pour les entreprises

Pour les dirigeants d’entreprises opérant dans la zone, cette évolution se traduit par un environnement macroéconomique plus prévisible :

  • Des coûts d’importation en baisse pour les acteurs du commerce, de l’agroalimentaire et de l’industrie;
  • Une stabilité du taux de change et des prix intérieurs, favorisant la planification des investissements;
  • Une meilleure liquidité sur les marchés financiers, la BRVM affichant une progression de 35 % sur un an.

Cette dynamique crée un climat de confiance, mais reste fragile : le rebond repose encore largement sur des facteurs de prix plutôt que sur des gains structurels de compétitivité.

Un équilibre encore fragile

La stabilisation de la balance commerciale offre un cadre plus clair pour les stratégies d’investissement et de financement.
Les entreprises peuvent capitaliser sur la détente des prix et sur la reprise des marchés régionaux pour ajuster leurs chaînes d’approvisionnement.
Mais la normalisation de la conjoncture mondiale impose de rester vigilant : le retour des tensions sur les prix de l’énergie ou des matières premières pourrait rapidement inverser la tendance.

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Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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