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Afrique–Chine : quand le remboursement de la dette l’emporte sur les nouveaux financements

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Photo de Cencial _: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/architecture-traditionnelle-chinoise-face-a-l-horizon-moderne-35630070/

Le rôle de la Chine comme grand bailleur de fonds du monde en développement s’est profondément transformé. Selon une analyse de l’initiative ONE Data, les pays africains versent aujourd’hui davantage à Pékin au titre du service de la dette qu’ils ne perçoivent de nouveaux financements.

L’ère des financements chinois massifs pour les routes, ports et barrages africains semble révolue. Si la Chine reste un créancier majeur, son rôle évolue : elle prête moins, mais continue de percevoir d’importants remboursements. Pour de nombreux pays africains, le solde est désormais négatif.

Entre 2020 et 2024, l’Afrique est passée d’un afflux net de 30 milliards de dollars (environ 18 000 milliards de FCFA) à une sortie nette de 22 milliards de dollars (près de 13 200 milliards de FCFA), illustrant un retournement marqué des flux financiers.

Dans le même temps, les bailleurs multilatéraux – banques de développement et institutions financières internationales – sont devenus la principale source de financement net. Ils concentrent aujourd’hui plus de la moitié des flux, un changement structurel majeur dans l’architecture du financement du développement.

« Il y a moins de nouveaux prêts, mais les dettes existantes doivent toujours être remboursées. C’est l’origine des sorties de capitaux », a expliqué David McNair, directeur exécutif de ONE Data à Reuters. Pour le secteur privé africain, cette contrainte accrue sur les finances publiques pourrait se traduire par des délais de paiement plus longs, une pression fiscale accrue ou un recentrage de l’État sur ses missions essentielles.

Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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