Publié
il y'a 23 heuresle
Par
Marc Yoboué
Après une année 2025 portée par le boom des produits liés à l’intelligence artificielle, le commerce mondial ralentit. Le conflit au Moyen-Orient fait peser un risque énergétique majeur, avec des effets attendus sur les chaînes d’approvisionnement et les économies importatrices, notamment en Afrique.
Le commerce mondial entre dans une phase de normalisation. Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la croissance des échanges de marchandises devrait tomber à 1,9% en 2026, contre 4,6% en 2025.
Ce ralentissement s’explique par la fin d’un cycle exceptionnel, marqué par une forte demande en produits liés à l’intelligence artificielle et par des stratégies d’anticipation des droits de douane.
Dans l’ensemble, la croissance du commerce mondial (biens et services) devrait atteindre 2,7% en 2026, contre 4,7% en 2025, tandis que le PIB mondial progresserait légèrement moins vite, à 2,8%.
Le conflit au Moyen-Orient constitue désormais le principal facteur d’incertitude. En particulier, la hausse des prix de l’énergie pourrait peser directement sur l’activité mondiale.
Dans un scénario de prix élevés du pétrole et du gaz, la croissance du PIB mondial serait réduite de 0,3 point en 2026, tandis que celle du commerce de marchandises pourrait tomber à 1,4%.
Les perturbations logistiques sont déjà visibles. Le trafic dans le détroit d’Ormuz, axe stratégique du commerce mondial, est fortement affecté. Cette zone est essentielle pour le transport d’énergie et d’intrants agricoles, notamment les engrais.
Le blocage partiel des routes maritimes a également des conséquences sur l’agriculture mondiale. Environ un tiers des exportations mondiales d’engrais transitent habituellement par le Golfe.
Cette situation pourrait entraîner une hausse des coûts de production agricole, avec des effets indirects sur les prix alimentaires à l’échelle mondiale.
Les pays fortement dépendants des importations agricoles ou énergétiques apparaissent particulièrement exposés à ces tensions.
Dans ce contexte, l’Afrique devrait enregistrer une croissance des importations de 3,2% en 2026, mais ses exportations progresseraient plus modestement, à 1,2%.
Pour des économies comme la Côte d’Ivoire, importatrices nettes d’énergie, la hausse des coûts logistiques et énergétiques représente un risque direct pour les entreprises.
Cette situation souligne la vulnérabilité persistante du continent dans les chaînes de valeur mondiales, malgré une dynamique de croissance toujours positive.
Malgré ces tensions, certains moteurs de croissance demeurent. Les services commerciaux devraient continuer à progresser de 4,8% en 2026, soutenus par le numérique.
Par ailleurs, les produits liés à l’intelligence artificielle restent un levier clé. En 2025, ces biens ont représenté 42% de la croissance du commerce mondial, avec une hausse de 21,9% de leur valeur.
Les perspectives pour 2026 restent étroitement liées à l’évolution du conflit au Moyen-Orient. Une stabilisation rapide pourrait permettre un rebond du commerce mondial, avec une croissance révisée à 2,4%.
À l’inverse, une crise prolongée installerait durablement un environnement de commerce plus coûteux et plus incertain.
Dans ce contexte, la résilience des chaînes d’approvisionnement et la stabilité des politiques commerciales apparaissent comme des leviers clés pour limiter les risques économiques.
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