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Economie

Les ménages abidjanais dépensent près de 1 200 milliards FCFA dans le transport chaque année

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Dans son dernier rapport sur la situation économique de la Côte d’Ivoire, la banque Mondiale met en lumière une mobilité urbaine déficiente. Les dépenses en transport des ménages sont estimées à 1,26 milliards FCFA par jour.

Chaque jour ouvrable, un ménage de la ville d’Abidjan effectue en moyenne 6,09 déplacements, chacun d’entre eux ayant une durée d’environ 33 minutes. Il dépense quotidiennement 1 075 FCFA. Dans la mesure où il y a près de 1,167 millions de ménages dans l’agglomération d’Abidjan, le coût monétaire direct est donc de 1,26 milliard de FCFA par jour soit 1 200 milliards FCFA par an.

Le manque de mobilité urbaine pénalise directement les ménages, qui doivent consacrer une part importante de leur budget et de leur temps aux transports, et indirectement en les empêchant de bénéficier des  opportunités de trouver un emploi ou d’accéder à une meilleure éducation et à des soins de santé. De plus, le manque de mobilité est aussi une faiblesse pour l’entreprise.  En effet, le transport peut représenter plus de 20 % du budget d’une entreprise commerciale. Enfin l’insécurité routière et l’accroissement de la population ont un impact négatif sur la qualité de la vie.  Le nombre de décès sur les routes est plus élevé en Côte d’Ivoire  qu’au Nigeria  et au Ghana.

Selon la banque mondiale, il y a trois raisons principales à cette mobilité non efficiente. La première est le développement inadéquat des infrastructures de transport. En effet, malgré les ouvrages routiers qui existent, le réseau routier est encore faible. De plus, la majorité des routes est dans un état dégradé à cause de l’entretien et des conditions climatiques. Enfin la répartition spatiale du réseau routier  inégale, avec des quartiers favorisés comme le Plateau et Cocody, alors que d’autres souffrent de déficits importants (Abobo, Yopougon).

Ensuite les moyens de transport sont insuffisants et limités. Abidjan se différencie des capitales européennes par l’usage élevé des transports en commun informels (woro-woro et Gbakas). Aujourd’hui, l’usage des véhicules privés reste marginal (1 déplacement sue 10)  en raison des contraintes budgétaires. Toutefois, le nombre de véhicules explose avec environ 1000 voitures par mois sont importées au port d’Abidjan. Cette augmentation risque d’augmenter la pollution et les embouteillages.

L’amélioration de la mobilité urbaine est un enjeu. Selon les experts de la banque mondiale, Si les dépenses que les ménages urbains consacrent à leurs déplacements diminuaient de 20%, le pays pourrait gagner près de 800 millions de FCFA par jour et  cela pourrait amener à un gain de 1,9% par an sur la croissance économique.

Economie

Le tourisme croit en Afrique de 4 % en 2019

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L’Organisation Mondiale du Tourisme a publié le 20 janvier 2020 le baromètre du tourisme mondial. Toutes les régions enregistrent une hausse avec 1,5 milliards d’arrivées de touristes (+4%). L’Afrique enregistre aussi une croissance de 4 %. Mais on note un ralentissement de la croissance en Afrique Subsaharienne.

1,5 milliards d’arrivées de touristes internationaux ont été enregistrés dans le monde en 2019. C’est une croissance de 4 % par rapport à 2018. La croissance devrait être de 4 % en 2020. Le Moyen-Orient est la région qui a bénéficié de la plus forte croissance des arrivées de touristes internationaux en 2019, pratiquement le double de celle de l’économie mondiale (+8 %). On observe toutefois un ralentissement de la croissance en Europe et en Asie-Pacifique lié à la faillite de Thomas Cook, l’incertitude autour du Brexit, le ralentissement de l’économie mondiale.  « Dans le contexte actuel, incertain et changeant, le tourisme reste un secteur économique sur lequel on peut s’appuyer… La croissance de notre secteur reste supérieure à celle de l’économie mondiale ; faisons aussi en sorte de croître mieux » a indiqué le Secrétaire général de l’OMT, Zurab Pololikashvili.

L’Afrique a enregistré une croissance de 4 % avec une croissance vigoureuse en Afrique du Nord (+9 %) et un ralentissement de la croissance des arrivées en Afrique subsaharienne en 2019 (+1,5 %).

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Le Royaume-Uni organise la première rencontre spéciale avec les Etats Africains

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credit photo : Ap

Le lundi 20 janvier 2020, Boris Johnson, le premier ministre britannique a rencontré une dizaine de dirigeants africains pour un échange dans un contexte de Brexit.

C’est le premier sommet UK-Afrique sur l’investissement qui est organisé par la primature du Royaume-Uni. Il réunit des dirigeants de pays et d’entreprise du Royaume Uni et d’Afrique.

Le Premier ministre Boris Johnson a plaidé pour que son pays devienne le « partenaire d’investissement de choix » pour les pays du continent africain. Des accords portant sur plusieurs milliards de livres sterling seront annoncés lors du sommet et devront participer directement à la création d’emplois et à la croissance.

Même si les perspectives sont positives, les conditions commerciales entre l’Afrique et le Royaume Uni vont mettre des années à évoluer. Les conditions commerciales seront « turbulentes » a indiqué Alok Sharma Le secrétaire au développement international du Royaume-Uni à BBC. En effet, Au-delà de l’horizon 2020, les accords commerciaux entre de nombreux pays africains et un Royaume-Uni entièrement Brexited devraient également rester les mêmes dans le cadre d’un certain nombre d ‘ »accords de continuité« . Les véritables opportunités et défis apparaîtront à l’expiration de ces accords de continuité.

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Le climat constitue le principal risque mondial selon le Forum Economique Mondial

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Le Forum Economique Mondial a publié le 15 janvier 2020 le Rapport mondial sur les risques mondiaux en 2020. Ce rapport présente les principaux risques auxquels le monde ferait face dans les années à venir. Avec cinq risques mondiaux sur 10, le climat constitue le risque majeur de la décennie.

Pour la première fois, les cinq principaux risques mondiaux sont des problèmes environnementaux. « Les menaces graves pour notre climat représentent l’intégralité des principaux risques à long terme » indique le rapport. Ce sont : les événements météorologiques extrêmes qui causent de grands dommages aux biens, aux infrastructures et aux vies humaines, l’échec de l’atténuation des changements climatiques et de l’adaptation des gouvernements et des entreprises, les dommages causés par l’homme et les catastrophes environnementales et les catastrophes naturelles majeures.

L’instabilité géopolitique et géoéconomique, y compris la possibilité d’un cyberespace fragmenté, menace également le plein potentiel des technologies de la prochaine génération précise le rapport. Les répondants à l’enquête ont aussi identifié les problèmes liés aux cyberattaques, comme les cyberattaques et la fraude ou le vol de données, dans la liste des 10 principaux risques à long terme.

Les turbulences géopolitiques liées aux tensions commerciales et aux rivalités technologiques font partie d’un risque plus important pour la communauté mondiale. Ensemble, ces deux pays représentent plus de 40% du PIB mondial, et ils sont les premiers innovateurs mondiaux.

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