Economie

L’UEMOA entre choc pétrolier et détente monétaire : une équation économique contrastée

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La flambée des cours du pétrole et de l’or, conjuguée à une baisse des taux directeurs de la BCEAO, redessine l’environnement macroéconomique de l’UEMOA. Entre pressions externes et soutien monétaire, l’équilibre reste fragile.

Le mois de mars 2026 marque un tournant pour les économies de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Après un recul en février, les cours mondiaux du pétrole brut (WTI et Brent) ont rebondi de 35,5% en glissement annuel, dans un contexte de tensions géopolitiques persistantes, notamment au Moyen-Orient et de fermeture du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce énergétique mondial.

Cette remontée des prix de l’énergie s’inscrit dans un environnement international incertain, également caractérisé par une envolée du cours de l’or (+62,9%), valeur refuge privilégiée par les investisseurs. À l’inverse, les principales matières premières agricoles exportées par la région ont subi de fortes corrections, en particulier le cacao (-59,9%) et le café (-32,9%), pesant potentiellement sur les recettes d’exportation des États membres.

Cette orientation vise à soutenir l’activité économique dans un environnement marqué par un ralentissement des échanges monétaires. Le volume des refinancements accordés par la Banque centrale s’est contracté de 4,8% en mars, à 7.036,1 milliards de FCFA, tandis que le taux moyen pondéré des adjudications hebdomadaires s’est détendu à 3,5752%.

Le marché interbancaire reflète également cette inflexion. Le volume hebdomadaire moyen des transactions a reculé de 3,2%, à 834,3 milliards de FCFA, accompagné d’une baisse du taux d’intérêt à une semaine, passé de 4,19% à 3,93%.

Sur le front des prix, l’inflation demeure contenue. Elle s’est établie à +0,1% en mars 2026, après une légère contraction le mois précédent. Cette évolution traduit une reprise modérée, tirée notamment par les services de transport et certaines catégories de consommation, dans un contexte de baisse persistante des prix alimentaires importés (-15,7%).

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