Face à la recrudescence des tentatives d’exportation illicite de fonds de tasse d’hévéa, le gouvernement ivoirien renforce ses mesures de contrôle et de répression, notamment dans les régions frontalières. Deux saisies importantes ont été réalisées récemment, témoignant de l’engagement des autorités à lutter contre ce fléau.
La Côte d’Ivoire, l’un des principaux producteurs d’hévéa en Afrique, fait face à une montée des exportations illégales de fonds de tasse, un sous-produit de l’hévéa très prisé à l’international. Pour contrer ce phénomène, le gouvernement ivoirien a intensifié ses mesures de répression, notamment dans les zones frontalières.
Le 14 août 2024, le Conseil Hévéa-Palmier à Huile (CHPH) a publié un communiqué annonçant la saisie de deux camions chargés de fonds de tasse d’hévéa dans l’Est du pays. Ces opérations, menées par le Groupement Spécial de Lutte contre l’Exportation Illégale des Produits Agricoles (GS-LEIPA) se sont déroulées dans les localités d’Agnibilékrou et d’Assuéfry.
À Agnibilékrou, dans la région de l’Indénié-Djuablin, les forces de l’ordre ont intercepté un camion DAF transportant environ 25 tonnes de fonds de tasse d’hévéa le 8 juillet 2024. Quelques jours plus tard, le 12 juillet, à Assuéfry, dans le département de Tanda, un autre camion, cette fois chargé de 50 tonnes, a été saisi alors qu’il s’apprêtait à quitter le pays.
Ces deux saisies majeures témoignent de l’engagement des autorités à lutter contre ce commerce illicite. Trois individus ont été arrêtés au cours de ces opérations et sont actuellement sous enquête des Brigades de Gendarmerie locales.
Le Directeur Général du CHPH a salué la diligence des forces de l’ordre et rappelé que la loi ivoirienne prévoit des sanctions sévères pour ceux qui s’adonnent à ces activités, incluant des peines d’emprisonnement. Cette série d’interventions démontre la détermination du gouvernement à protéger une filière économique vitale pour le pays, tout en mettant en garde contre les conséquences de telles actions illégales.