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African Media Agency (AMA)

Burundi : La campagne débute dans un contexte de répression

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Les médias et la société civile sont muselés et l’opposition est prise pour cible

NAIROBI, Kenya, le 27 Avril 2020,-/African Media Agency (AMA)/- Les autorités burundaises et les membres du parti au pouvoir ont eu recours à la peur et à la répression contre l’opposition politique et les derniers médias et groupes indépendants à l’approche des élections générales dans le pays. L’impunité quasi totale prévaut pour les autorités locales, les forces de sécurité et les membres de la ligue des jeunes du parti au pouvoir, les Imbonerakure, alors que la campagne s’ouvrira le 27 avril 2020 pour les élections devant commencer le 20 mai.

Les élections auront lieu malgré la confirmation le 31 mars des premiers cas de Covid-19 dans le pays. Le 7 avril, le porte-parole du président a annoncé, en référence à la pandémie, que les élections se tiendront comme prévu car « [les Burundais sont] un peuple béni par Dieu ». Les autorités de santé ont empêché des journalistes d’accéder à une conférence de presse sur le Covid-19, ce qui pourrait indiquer une tentative du gouvernement de dissimuler des informations sur la pandémie.

« Les violences et la répression sont le signe distinctif de la politique au Burundi depuis 2015, et tandis que les élections approchent et que la pandémie de Covid-19 se propage, les tensions montent », a déclaré Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch. « Il ne fait guère de doute que ces élections s’accompagneront d’autres abus, dans un contexte où les autorités burundaises et les membres des Imbonerakure utilisent la violence avec une impunité quasi totale pour permettre au parti dirigeant de consolider sa mainmise sur le pouvoir. »

Human Rights Watch a mené des entretiens téléphoniques entre novembre 2019 et avril 2020 avec plus de 25 personnes, dont des victimes, des témoins, des membres de la société civile, et des sources au sein de la police et du parti au pouvoir, qui ont décrit des abus dans 6 des 18 provinces que compte le Burundi. Human Rights Watch a également documenté des meurtres, des disparitions, des arrestations arbitraires et des menaces et du harcèlement à l’encontre d’opposants politiques réels ou présumés au cours des six derniers mois.

Des rapports des médias ou des défenseurs des droits humains ont confirmé les abus. Plusieurs observateurs des droits humains ont indiqué à Human Rights Watch que ces types d’abus ne se limitent pas à ces six provinces. Entre janvier et mars, la Ligue Iteka, une organisation de défense des droits humains burundaise en exil, a signalé 67 meurtres, dont 14 exécutions extrajudiciaires, 6 disparitions, 15 cas de violences basées sur le genre, 23 cas de torture et 204 arrestations arbitraires. Quoique dans une bien moindre mesure, des violences contre des membres et des jeunes du parti au pouvoir – y compris des meurtres – ont aussi été rapportées.

Depuis que la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat controversé a déclenché une crise grave des droits de l’homme il y a cinq ans, confirmer les abus est devenu de plus en plus difficile. La peur a frappé le pays et les autorités ont intensifié leurs efforts pour réduire au silence les médias et les activistes, a expliqué Human Rights Watch.

Le 11 avril, deux représentants du ministère de la Santé ont empêché quatre journalistes d’assister à une conférence de presse sur le Covid-19. « Ils nous ont dit que nous étions des ennemis de la nation et que nous n’avions pas le droit de rentrer », a raconté un journaliste à Human Rights Watch. Il a ajouté que les représentants leur ont indiqué que seuls les médias RTNB (Radio Télévision Nationale du Burundi), Rema FM et Mashariki TV – tous proches du parti au pouvoir – étaient autorisés à entrer. Selon l’Union Burundaise des Journalistes, le 9 avril, un journaliste de la Radio Isanganiro enquêtant sur une attaque contre un membre de l’opposition et son chauffeur ont été « malmenés » par des Imbonerakure, qui ont dégonflé les pneus de leur véhicule.

Le 2 avril, un observateur des droits humains a raconté à Human Rights Watch qu’il a été contraint de se cacher après avoir enquêté sur le meurtre d’un représentant du parti d’opposition Congrès national pour la liberté (CNL) le 16 mars dans la province de Bujumbura Rural. « Les membres du parti au pouvoir m’ont accusé d’avoir communiqué les informations à des défenseurs des droits humains exilés et ont incité le procureur [de la province] à émettre de multiples convocations… donc j’ai dû me cacher », a-t-il expliqué. Il a été informé le 8 avril qu’un mandat d’arrêt avait été émis à son encontre.

Dans la commune de Nyamurenza, dans la province de Ngozi, un homme a raconté que le soir du 9 février, il a été passé à tabac par un groupe d’Imbonerakure armés de matraques et de bâtons, alors qu’il tentait d’intervenir quand le groupe harcelait son voisin. « J’ai crié, je suis tombé et j’ai senti le sang couler de ma tête », a-t-il décrit. « J’ai pensé que j’allais mourir… Ils ne m’ont pas donné d’eau… Je les ai entendus dire : “Ne l’amenez pas à l’hôpital, laissez-le mourir.” »

Ses voisins ont en fin de compte convaincu les jeunes de les laisser l’amener à l’hôpital, mais lorsque la victime et sa femme ont voulu porter plainte contre le chef des Imbonerakure local le lendemain, le commissaire de police a arrêté sa femme et plusieurs autres témoins au lieu de prendre la plainte.

Human Rights Watch, des médias locaux et d’autres organisations de défense des droits ont documenté la découverte de cadavres dans différentes régions du pays, qui présentaient souvent des signes de violences et qui ont été enterrés par les autorités locales et les membres des Imbonerakure avant qu’ils ne soient identifiés.

Le 15 novembre 2019, Marie-Claire Niyongere, la dirigeante adjointe de la ligue des femmes du CNL dans la commune de Kiganda, dans la province de Muramvya, a été retrouvée morte dans une forêt avec des blessures au cou et aux parties génitales, d’après les médias. Un administrateur local a indiqué qu’elle avait été agressée sexuellement avant d’être tuée.

Plusieurs incidents de sécurité majeurs ont eu lieu au cours des derniers mois, mais peu d’informations ont été publiées à leur sujet. Entre le 19 et le 23 février, des rapports d’échauffourées entre forces de sécurité et « criminels » présumés dans la province occidentale de Bujumbura Rural sont apparus tandis que des photos et des vidéos ont circulé en ligne montrant des personnes arrêtées et des corps sans vie entourés par des policiers et des résidents. La police a déclaré que 22 « criminels armés » ont été tués et 6 ont été arrêtés, et que 2 policiers ont été tués. Plusieurs enquêtes suggèrent que de nombreuses victimes ont été tuées après leur capture. Le 22 février, une source policière a informé Human Rights Watch que des Imbonerakure et des soldats démobilisés d’autres régions du pays comptaient simuler une attaque afin de préparer le terrain pour une mesure de répression et justifier ensuite une vague d’arrestations de membres du CNL.

La condamnation le 30 janvier à l’issue d’un procès entaché d’irrégularités de quatre journalistes d’Iwacu, qui ont été arrêtés alors qu’ils allaient faire un reportage sur les affrontements entre les forces de sécurité et le groupe rebelle RED-Tabara en octobre, souligne les dangers encourus par ceux qui enquêtent sur les incidents de sécurité, a expliqué Human Rights Watch.

Outre les déclarations publiques menaçantes des hauts responsables du gouvernement, la loi sur la presse de 2018 restrictive et un nouveau code de conduite pour les journalistes pendant les élections ont restreint la capacité des médias à publier des informations d’intérêt public.

Même si la Communauté d’Afrique de l’Est enverra une mission d’observation des élections, le gouvernement n’a toujours pas signé d’accord d’intervention avec les observateurs des droits humains mandatés par l’Union africaine. Au cours des dernières années, le gouvernement a tenté de se protéger de la surveillance internationale en empêchant le travail des observateurs indépendants, en refusant l’accès à la Commission d’enquête sur le Burundi des Nations Unies et en fermant le Bureau du Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU au Burundi.

Les autorités burundaises devraient immédiatement et publiquement ordonner aux responsables et aux membres des Imbonerakure de cesser les intimidations, les passages à tabac, les détentions illégales et les mauvais traitements. Elles devraient mener des enquêtes sur les crimes documentés et traduire en justice leurs auteurs. Elles devraient également veiller à créer les conditions nécessaires pour des élections libres et équitables, ce qui inclut de garantir aux médias et à la société civile la possibilité de travailler librement, a indiqué Human Rights Watch. Toute personne détenue illégalement, y compris les défenseurs des droits humains et les journalistes, devrait être libérée immédiatement et sans conditions. Les tensions pouvant être exacerbées par la pandémie, des informations exactes devraient être fournies sur les mesures visant à contenir le virus.

Le 10 avril, Human Rights Watch a envoyé les conclusions principales de ses recherches au ministre des Relations extérieures et de la Coopération internationale, avec les ministres de l’Intérieur et de la Formation patriotique, de la Justice, des Droits de la personne humaine, des Affaires sociales et du Genre, et de la Sécurité publique en copie. Cette correspondance est restée sans réponse.

« Les responsables du gouvernement, par leurs actions et leurs déclarations, envoient un message clair aux médias avant les élections indiquant que les atteintes aux droits humains doivent être dissimulées, et non révélées », a conclu Lewis Mudge. « Les bailleurs de fonds et les partenaires du Burundi devraient adopter une position publique ferme face aux mesures du gouvernement qui répriment la liberté d’expression et étouffent la dissidence. Les Nations Unies, entre autres, devraient annoncer clairement que cela aura des conséquences, notamment par des sanctions ciblées. »

Cinq années de répression

Le Burundi a glissé dans une situation de non-droit en avril 2015, après que le président Pierre Nkurunziza a annoncé son intention de briguer un troisième mandat contesté, malgré la limite de deux mandats prévue par l’Accord d’Arusha. Ce cadre politique, signé en 2000, était le premier d’une série d’accords de partage du pouvoir destinés à mettre fin à la guerre civile au Burundi.

Une Commission d’enquête de l’ONU a conclu en septembre 2017 qu’elle avait « des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l’humanité ont été commis depuis avril 2015 au Burundi ». Dans un rapport datant de septembre 2019, la commission a appliqué le Cadre d’analyse des atrocités criminelles du Bureau du conseiller spécial de l’ONU pour la prévention du génocide et la responsabilité de protéger et a constaté que les huit facteurs de risque courants pour les atrocités criminelles étaient présents au Burundi. La Cour pénale internationale a ouvert sa propre enquête en 2017, un an après que le Burundi a annoncé son intention de quitter la Cour.

Depuis 2015, les membres des Imbonerakure sont devenus de plus en plus puissants dans de nombreuses régions du pays, tuant, torturant, arrêtant, frappant et attaquant les opposants au gouvernement réels ou supposés, souvent en collaboration avec la police, les autorités locales et les services de sécurité.

En mai 2018, un référendum constitutionnel a eu lieu sur fond d’abus généralisés commis par les autorités locales, la police et les membres des Imbonerakure. Les modifications de la Constitution ont étendu la durée du mandat présidentiel à sept ans, ont effacé le compteur des mandats présidentiels effectués, ont démantelé les arrangements de partage du pouvoir ethnique qui étaient fondamentaux dans l’Accord d’Arusha, et ont conféré plus de pouvoirs au président.

La période suivant le référendum a été marquée par des abus à l’encontre de personnes suspectées d’avoir voté contre le référendum ou d’avoir encouragé d’autres personnes à faire de même. Dans son rapport de décembre 2015, la mission d’établissement des faits au Burundi de la Commission africaine des Droits de l’Homme et des Peuples concluait déjà que les actes contraires à l’Accord d’Arusha, s’ils étaient menés sans processus consultatif, transparent et inclusif, pourraient « faire dérailler la paix dans le pays ».

Depuis février 2019, lorsque le leader d’opposition Agathon Rwasa a enregistré son nouveau parti, le CNL, des administrateurs locaux et des Imbonerakure ont commis des abus généralisés à l’encontre des membres du CNL, alors que les autorités pour la plupart ferment les yeux. Le CNL est issu des Forces nationales de libération (FNL), un groupe armé transformé en parti politique en 2009. Agathon Rwasa a fait campagne lors des élections présidentielles de 2015 en tant que chef d’une coalition et a enregistré le CNL après que les modifications de la Constitution l’ont empêché de se présenter en 2020 comme candidat indépendant.

Le 26 janvier, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD) a désigné Évariste Ndayishimiye, le secrétaire général du parti, comme candidat à la présidence. Quelques jours plus tôt, le parlement avait adopté une loi octroyant des privilèges exorbitants au président Pierre Nkurunziza, notamment un versement exceptionnel de 500 000 USD, une villa de luxe, six voitures et une allocation à vie au terme de son mandat. Une loi a été adoptée en mars lui donnant le statut officiel de « Guide suprême du patriotisme ».

En décembre, Human Rights Watch a constaté que les autorités locales et les membres des Imbonerakure avaient extorqué des « dons » pour financer les élections de 2020, dans de nombreux cas par la menace ou la force, et avaient empêché l’accès aux services publics de base pour ceux qui ne pouvaient pas fournir une preuve de paiement, dans un contexte de crise humanitaire désastreuse.

Depuis 2015, des centaines de milliers de Burundais ont fui le pays et, d’après le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), en février 2020, il y avait plus de 335 000 réfugiés burundais dans les pays voisins. Entre septembre 2017 et avril 2020, 80 000 réfugiés étaient rentrés au Burundi dans le cadre d’un programme de rapatriement volontaire soutenu par le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés. Ces rapatriements continuent malgré la pandémie.

Violence, peur et intimidation

Les autorités administratives locales et les membres des Imbonerakure ont renforcé leur contrôle sur la population à l’approche des élections. Un Imbonerakure a raconté à Human Rights Watch que les leaders locaux de la ligue des jeunes donnent des récompenses financières à leurs membres qui tuent, arrêtent ou frappent des membres du CNL. Selon des informations, certains membres des Imbonerakure opèrent dans le cadre des Comités mixtes de sécurité (CMS), établis pour fournir une assistance à la population et aux institutions de sécurité.

Si les cas documentés par Human Rights Watch ne représentent très probablement qu’une petite fraction des abus qui ont lieu au Burundi, ils montrent comment les tensions continuent à s’amplifier dans un contexte de violence, de peur et d’intimidation entretenu par les jeunes du parti au pouvoir, la police et les autorités locales qui agissent en toute impunité.

Plus de 80 membres du CNL ont été arrêtés dans la province de Ngozi depuis octobre, d’après des entretiens de Human Rights Watch avec des représentants du CNL, des témoins et des membres des familles, ainsi que des reportages des médias locaux. Le meurtre signalé d’un membre des Imbonerakure, qui a été trouvé mort dans la commune de Busiga le 5 octobre et les échauffourées entre les Imbonerakure et des membres du CNL au début du mois de novembre, dans les communes de Marangara et de Nyamurenza, semblent avoir déclenché les arrestations.

La vaste majorité des personnes arrêtées ont été transférées à la prison centrale de Ngozi, où beaucoup ont été jugées pour tentative de meurtre, agression et destruction de biens. D’après des sources impliquées dans les cas, 4 personnes ont été libérées, 41 membres de plusieurs communes de la province ont été condamnés et font appel des jugements, et plus d’une dizaine sont actuellement détenus dans les prisons dans leurs communes locales.

Le 7 novembre, Évariste Nyabenda, un membre du CNL, est mort, apparemment des suites de ses blessures, après avoir été passé à tabac quelques semaines plus tôt par des Imbonerakure lors d’un rassemblement public à Burenza, dans la commune de Marangara. Plusieurs voisins ont raconté à Human Rights Watch que les Imbonerakure ont attaqué Évariste Nyabenda après qu’il a défendu une personne qui avait affirmé lors d’une réunion locale qu’il n’y avait pas de paix au Burundi. Evariste Nyabenda a été détenu après le passage à tabac et conduit plus tard à l’hôpital de Kiremba, où il serait mort de lésions internes.

Des témoins ont expliqué que des membres des Imbonerakure avaient dansé devant la maison de la victime pendant la veillée funèbre, le 11 novembre. Selon un témoin, ils ont chanté en kirundi : « nous devons les forcer à comprendre, mais ils sont sourds et ne comprennent rien. »

Ce soir-là, des Imbonerakure ont lancé des pierres sur la maison d’Évariste Nyabenda et sur au moins une autre maison dans la localité, et les ont endommagées. Sa veuve et ses deux enfants sont partis se cacher. Une voisine a raconté à Human Rights Watch : « [Le lendemain,] deux policiers sont venus chez moi, cherchant mon mari. Cinq Imbonerakure avaient encerclé notre maison. Ils nous ont menacés et nous ont dit d’aller au Rwanda, que le CNDD-FDD ne veut pas d’opposants dans le pays. » Plusieurs sources dans la région, membres du CNL, ont indiqué que 17 membres ont été arrêtés dans les jours qui ont suivi et ont été conduits à la prison centrale de Ngozi. Ils sont jugés pour des chefs d’accusation incluant tentative de meurtre, agression et destruction de biens.

Depuis janvier 2020, Human Rights Watch a reçu plus d’une dizaine de signalements crédibles de disparitions dans les provinces de Cibitoke et de Bubanza. Le 24 mars, Fabien Banciryanino, un membre local du parlement, a adressé un courrier au procureur général de Bubanza demandant une enquête sur 21 cas de disparitions et de meurtres dans sa province depuis 2016.

Des attaques à la machette commises par des membres des Imbonerakure ou des assaillants inconnus ont récemment été rapportées dans plusieurs régions du pays par des organisations de défense des droits exilées et des médias locaux. Le 5 janvier, un membre de l’opposition de la commune et province de Kirundo, a été attaqué à la machette alors qu’il rentrait chez lui le soir. Il a raconté qu’il a été entaillé à 11 reprises et a passé deux semaines à l’hôpital après l’attaque, mais que les autorités ont refusé d’ouvrir une enquête.

Le 20 novembre, des membres des Imbonerakure locaux ont peint des croix rouges sur plus de 100 maisons de membres du CNL dans la commune de Busiga, dans la province de Ngozi. Un habitant local a expliqué à Human Rights Watch : « Vers 1 h 15 du matin, nous avons vu un groupe d’environ 15 Imbonerakure arriver dans le village et peindre des croix rouges sur nos maisons. Nous leur avons crié d’arrêter et au final, ils sont partis, mais pas avant d’avoir peint ma porte d’entrée. »

Un représentant du CNL a indiqué qu’au moins 180 maisons de membres du CNL avaient été prises pour cible dans la zone. Ces actes d’intimidation revêtent une signification particulière dans la région des Grands Lacs – des maisons ont été marquées avec le mot « Tutsi » pendant le génocide rwandais de 1994. D’autres actes d’intimidation envers des opposants politiques supposés signalés à Human Rights Watch incluent la destruction de cultures et l’abattage de bétail.

Musellement des groupes indépendants et des médias

Des poursuites pénales, des menaces et des intimidations ont contraint de nombreux activistes et journalistes burundais à cesser de travailler sur des questions politiques ou de droits humains sensibles, ou à quitter le pays. Plusieurs défenseurs des droits humains et journalistes sont en prison, condamnés pour des chefs d’inculpation liés à la sécurité. La dernière organisation indépendante de défense des droits, PARCEM, a été suspendue en juin 2019 pour avoir « terni l’image du pays et de ses dirigeants ».

Pression croissante sur les organisations internationales

Les organisations internationales opèrent dans un environnement fortement limité et sont régulièrement confrontées aux tentatives du gouvernement de contrôler le récit sur tous les aspects allant de la santé et la sécurité alimentaire aux droits humains et à la politique et de s’ingérer dans leurs activités tout en les freinant par des obstacles bureaucratiques.

Le 1er octobre 2018, les autorités ont suspendu les activités des groupes non gouvernementaux étrangers pendant trois mois pour les forcer à se ré-enregistrer, notamment en présentant une nouvelle documentation indiquant l’origine ethnique de leurs employés burundais. Cette mesure découle d’une loi de 2017 sur les groupes non gouvernementaux étrangers exigeant d’eux qu’ils se conforment aux quotas ethniques instaurés au départ pour les institutions étatiques et l’armée dans l’Accord d’Arusha. Beaucoup d’organisations craignent que ces informations n’exposent leur personnel à un risque de ciblage ethnique.

En mars 2019, environ 93 groupes internationaux sur environ 130 étaient ré-enregistrés, même si on ignore dans quelle mesure ils respectaient les exigences. Certains ont refusé de s’y conformer et ont quitté le pays. Une commission a été créée pour jouer un rôle de surveillance du recrutement de personnel national par les groupes étrangers et pour contrôler le respect des quotas ethniques. Le 13 février, un courrier du ministre de l’Intérieur Pascal Barandagiye a de nouveau demandé aux groupes internationaux de fournir des informations personnelles détaillées sur tous les employés, y compris leur origine ethnique dans le cas des Burundais.

Dans le contexte du Covid-19, Human Rights Watch a établi que les autorités n’ont pas fourni d’aliments, de soins de santé, ni de conditions hygiéniques et sanitaires appropriés dans certains sites de quarantaine et ont empêché les organisations d’aide d’entrer sur ces sites et d’apporter une assistance aux personnes en quarantaine.

Répression de la liberté des médias

Alors que les élections approchent, le gouvernement a intensifié ses efforts pour intimider ou suspendre les médias indépendants restants. Depuis mars 2019, Voice of America (VOA) et la BBC ne sont plus autorisées à travailler au Burundi et il a été interdit aux journalistes de « fournir des informations directement ou indirectement qui pourraient être diffusées » par la BBC ou VOA.

La loi sur la presse amendée en 2018 et un nouveau « Code de conduite des médias et des journalistes en période électorale de 2020 » exigent des journalistes qu’ils diffusent des informations considérées comme « équilibrées » sous peine d’encourir des poursuites pénales et leur interdisent de publier des informations sur les élections ou les résultats qui ne viennent pas de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). D’après les reportages des médias, tous les représentants des médias ont signé le code de conduite sur place lorsqu’il a été présenté lors d’une réunion en octobre organisée par le président du Conseil national de la Communication (CNC), qui a déclaré que le code s’appliquerait à tous les médias.

Iwacu, le dernier journal indépendant du Burundi, a particulièrement fait les frais du courroux du gouvernement, avec un procès entaché d’irrégularités et la condamnation de quatre de ses journalistes : Christine Kamikazi, Agnès Ndirubusa, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi. Les rapporteurs spéciaux des Nations Unies sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, et sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, ainsi que le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire ont condamné les poursuites à l’encontre des journalistes, qui sont toujours en prison.

Une déclaration d’Iwacu, le 29 mars, indiquait que le député Anglebert Ngendabanka avait menacé d’« écraser la tête » d’un de ses journalistes après que le journal a publié un article le mettant en cause dans les récentes attaques contre des membres du CNL dans la commune de Cendajuru, dans la province de Cankuzo.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour Human Rights Watch.

Source : African Media Agency (AMA)

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Covid-19 : l’Afrique a besoin de sept fois plus d’expéditions de vaccins (OMS)

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Les expéditions de vaccins anti-Covid-19 vers l’Afrique doivent être multipliées par sept pour passer de 20 millions de doses par mois à 150 millions de doses par mois en moyenne pour que le continent puisse vacciner 70% de sa population d’ici septembre 2022, a alerté jeudi l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

NEW YORK, USA, le 24 Septembre 2021,-/African Media Agency (AMA)/-L’objectif des 70% a été décidé lors du Sommet mondial sur le nouveau coronavirus organisé par les États-Unis en marge du débat général annuel de l’Assemblée générale des Nations Unies cette semaine.

« Le sommet mondial sur la Covid-19 a insufflé une dose d’espoir à l’Afrique et nous saluons les promesses de partager des vaccins, de sauver des vies et de reconstruire en mieux », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, Directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique.

Lors cette réunion de haut niveau tenue à New York, Washington a promis de partager 500 millions de vaccins anti-Covid19 supplémentaires avec les pays à faible revenu au cours de l’année prochaine. Ce qui porte le total de leurs promesses de dons à plus de 1,1 milliard de doses.

« C’est ce genre de solidarité internationale qui aidera à mettre fin à la pandémie », a-t-elle ajouté.Une livraison de doses de vaccins contre la Covid-19 fournies par la structure COVAX est vérifiée à Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo.UNICEF/Arlette BashiziUne livraison de doses de vaccins contre la Covid-19 fournies par la structure COVAX est vérifiée à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo.

4 millions de doses reçues la semaine dernière en Afrique

Selon l’Agence sanitaire mondiale de l’ONU, cette solidarité et cette quête d’équité vaccinale sont « une question de vie ou de mort pour potentiellement des millions d’Africains. « Donc il faut que ces expéditions aient lieu sans perte de temps », a insisté la Dre Moeti.

Le mécanisme COVAX, une plateforme mondiale conçue pour offrir un accès équitable aux vaccins contre la Covid-19, a été contrainte de réduire de 25% ses livraisons à l’Afrique prévues pour cette année, du fait de pénuries d’approvisionnement et d’interdiction d’exportations. Les expéditions par le COVAX continuent d’arriver dans les pays africains, avec 4 millions de doses reçues la semaine dernière.

Néanmoins, seul un tiers des vaccins que les pays riches ont promis de partager avec l’Afrique d’ici la fin de 2021 a été reçu. « Les actes en disent plus que les paroles et les pays africains ont besoin de dates de livraisons claires pour pouvoir planifier correctement. Nous avons aussi besoin de structures robustes pour nous assurer que toutes les promesses formulées sont tenues », a déclaré Mme Moeti.

D’autant que plus le déploiement des vaccins est retardé, plus le risque est grand que des défis supplémentaires émergent, tels que les variants, la réticence à la vaccination, des lacunes opérationnelles et d’autres menaces.Des vaccins contre la Covid-19, livrés par le biais du mécanisme COVAX, arrivent en Tanzanie.UNICEF/Daniel MsirikaleDes vaccins contre la Covid-19, livrés par le biais du mécanisme COVAX, arrivent en Tanzanie.

108.000 nouveaux cas et plus de 3.000 morts en une semaine

Alors que le déploiement des vaccins est retardé sur le continent, la troisième vague de Covid-19 en Afrique continue de refluer. Selon l’OMS, 108.000 nouveaux cas ont été signalés et plus de 3.000 vies ont été perdues en une semaine à la date du 19 septembre.

Au total, le continent recense près de 8,2 millions de cas de Covid-19 dont 207.000 décès.

Par ailleurs, le variant Delta a été identifié dans 38 pays africains. Le variant Alpha a été détecté dans 45 pays et le Beta dans 40.

« Les soignants, les services de santé et les communautés peuvent et doivent mettre à profit cette période pour se regrouper et se préparer à la prochaine vague », a insisté la Cheffe du Bureau régional de l’OMS pour l’Afrique.

D’autant qu’avec les voyages et les futures célébrations de fin d’année qui approchent à grand pas, il faut s’attendre à de nouvelles augmentations du nombre de cas au cours des prochains mois.

« Sans une vaccination à grande échelle et d’autres mesures de prévention, la quatrième vague sur le continent risque d’être la plus brutale de toutes jusqu’à présent », a averti la Dre Moeti.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ONU Info.

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Les Élus Africains Examinent les Directives Africaines sur L’assainissement à la Loupe

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OUAGADOUGOU, Burkina Faso, Le 23 Septembre 2021 -/African Media Agency(AMA)/- Dans une résurgence inquiétante du choléra couplée à une pandémie de COVID-19, l’accès à l’eau potable et à un assainissement décent en Afrique devient une question de vie ou de mort. Ces maladies ont révélé le besoin et l’urgence pour les pays africains de renforcer les politiques d’assainissement pour garantir le bien-être de leurs populations.

Dans leur mission de contrôle et de veille de l’action gouvernementale, les élus africains à travers le REPHA-Afrique, ont tenu à s’auto-saisir et définir une feuille de route en faveur d’un meilleur assainissement. Ceci autour d’un webinaire public tenu le 22 septembre dont le thème portait sur les Directives Africaines pour l’élaboration des Politiques d’Assainissement.

L’honorable Jacqueline AMONGIN n’a pas manqué de rappeler : “… le rôle du parlement ne peut être minimisé. Les parlementaires africains doivent se faire entendre en défendant l’agenda WASH, en veillant à ce que les législations et les politiques relatives à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène soient intégrées dans les législations nationales et en comblant au besoin les différentes lacunes dans les politiques.”

En rappel, le REPHA-Afrique est le Réseau des Parlementaires pour l’Eau Potable, l’Hygiène et Assainissement de l’Afrique. Un an après sa création en 2020, l’une de ses premières actions est de poser des jalons pour faire bouger les lignes directives institutionnalisées par AMCOW à travers l’organisation dudit webinaire.

Les Directives Africaines pour l’élaboration des Politiques d’Assainissement, ont été lancées par le Conseil des Ministres Africains de l’Eau (AMCOW) le 11 juin 2021 pour aider les gouvernements à garantir l’accès à un assainissement adéquat et inclusif pour tous. Arrivées à point nommé, ces directives représentent un atout pour les parlementaires de faire bouger les lignes.

Kitchinme BAWA, responsable du département assainissement à AMCOW disait à ce propos: “…les parlementaires ont un rôle clé pour s’assurer que les lois nécessaires sont en place et que le financement nécessaire est approprié et mis à disposition par les gouvernements, pour garantir que nous avons des programmes d’assainissement à grande échelle capables de fournir un accès à un assainissement géré en toute sécurité pour améliorer les moyens de subsistance de notre population’’.

Riche en contenu, le webinaire a principalement concerné la présentation desDirectives Africaines pour l’Élaboration de Politiques d’Assainissement (ASPG) mises en place par AMCOW; l’élaboration d’un mécanisme pour utiliser les ASPG comme outil d’aide aux décideurs et outil de redevabilité pour les populations; l’impulsion d’une synergie d’actions aux acteurs de l’assainissement.

Laetitia DELAUNAY, Chargée de plaidoyer Senior à NIYEL et partenaire de cette initiative a également donné son avis sur la question: “Nous sommes à un tournant décisif dans l’avenir de l’assainissement en Afrique. Ces lignes directrices viennent être un outil de renforcement de nos politiques pour que celles-ci soit plus tournées vers l’inclusion et la redevabilité.’’

Cette démarche d’organiser un webinaire a particulièrement été importante puisqu’elle vient en amont à la première conférence des Nations Unies sur l’eau et l’assainissement depuis près de 50 ans qui se tiendra en 2023 et réunira tous les pays du monde.

Ont été panélistes du webinaire des parlementaires et experts africains tels que Halidou SANFO Président du REPHA-Afrique du Burkina Faso, Jacqueline AMONGIN Présidente Alliance WASH des parlementaires africains, Kitchinme BAWA du Conseil des Ministres Africain de l’Eau (AMCOW) et Laetitia DELAUNAY de l’agence NIYEL. Des OSCs, ONGs, des mouvements sociaux, entreprises individuelles… œuvrant dans le domaine de l’eau et de l’assainissement ont également été présentes.

Selon l’honorable Halidou SANFO, Président du REPHA-Afrique : “L’accès à l’eau et à l’assainissement est un luxe pour les populations africaines, une situation qui s’impose comme un défi en premier plan pour les parlementaires’’.
Comptant aujourd’hui 8 pays membres, le REPHA-Afrique à travers ce webinaire a souhaité étendre son réseau à 15 pays membres dans les prochains mois à venir, et il peut compter sur la collaboration de Niyel pour atteindre son objectif.

Pour plus d’informations :Honorable Blaise DALA – Secrétaire à la communication – dalablaise@gmail.com – (00226) 70 06 37 98Adeline ILBOUDO – Advocacy Officer – ailboudo@niyel.net– (00226) 71 85 34 35

Distribué parAfrican Media Agencypour NIYEL.

REPHA-AFRIQUE
Le REPHA-Afrique est le Réseau des Parlementaires pour l’Eau Potable, l’Hygiène et l’Assainissement de l’Afrique. Il a été mis en place en 2020 avec le soutien de Niyel, et se veut un cadre d’influence sur les prises de décision et l’exécution effective des politiques publiques pour un meilleur engagement politique et social en faveur de la promotion de l’accès équitable à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement en Afrique.  

NIYEL
Fondée en 2008, Niyel est une agence internationale de plaidoyer et de campagnes basée à Dakar au Sénégal. Elle travaille à promouvoir des politiques publiques propices au développement de tous, et à influencer les pratiques pour s’assurer qu’en tant que citoyen, individu et communauté, nous comprenons les enjeux sociaux, politiques et culturels liés à notre vie quotidienne.

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Source : African Media Agency (AMA)

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African Media Agency (AMA)

Angola Cables lance un programme de partenariat commercial

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LUANDA, Angola, le 23 Septembre 2021,-/African Media Agency(AMA)/-, Angola Cables, fournisseur multinational de solutions de connectivité globale, a lancé un programme de partenariat de vente donnant aux prestataires de services et aux vendeurs la possibilité de commercialiser une gamme de produits et de services tels que le transit IP, l’appairage à distance, les solutions de cloud computing, IP Gamer et autres sur le marché mondial des TIC, qui connaît une expansion rapide.

L’année dernière, les dépenses consacrées aux infrastructures et services dans le cloud ont dépassé pour la première fois la barre des 130 milliards de dollars, selon le Synergy Research Group, ce qui démontre le potentiel d’expansion des prestations et solutions informatiques sur de nombreux marchés. Les prestataires de services individuels ou les entités collectives ayant des connaissances et une expérience dans le secteur des télécommunications peuvent prétendre à devenir partenaire ou revendeur. 

Angola Cables a été créé en 2009 en tant qu’opérateur de gros et est devenu depuis une société de télécommunications internationale dotée d’un réseau de câbles sous-marins à faible latence fournissant des solutions de réseau et de connectivité aux entreprises et aux commerces du monde entier. L’entreprise compte plus de 4 500 protocoles d’échange de trafic dans le monde et plus de 20 points de présence (PoP) en Angola, en Afrique du Sud, au Nigeria, au Ghana, au Portugal, en Angleterre, en Espagne, en France, en Allemagne, au Brésil et aux États-Unis. Elle est actuellement classée 35e par le Center for Applied Internet Data Analytics (CAIDA) parmi les fournisseurs d’accès à Internet. Grâce à son réseau robuste, la société fournit une connectivité sécurisée et évolutive aux entreprises de nombreux secteurs.

Les accords de partenariat sont disponibles dans les trois catégories du programme de partenariat commercial : 

  • Recommandation : Les personnes ayant une grande visibilité et une expérience dans le secteur peuvent recommander l’entreprise comme solution ;
  • Représentant commercial : Ouvert aux personnes ou aux entreprises ayant un aperçu et une connaissance de l’industrie, en particulier dans le secteur de la vente en gros, et qui sont capables d’identifier et de convertir des pistes en opportunités commerciales tangibles ;
  • Revendeur : Partenaires ou clients existants ayant la capacité financière et les ressources nécessaires et souhaitant développer leur activité grâce aux solutions et prestations offertes par Angola Cables.

Dans le cadre du programme, les partenaires commerciaux qualifiés seront chargés de gérer le processus d’achat et les modalités de paiement après-vente, tandis qu’Angola Cables gérera tous les aspects du service clientèle et fournira une assistance commerciale et technique permanente.
Les parties intéressées peuvent trouver de plus amples informations sur le lien suivant : https://partners.angolacables.co.ao/en/

Distribué par African Media Agency pour Angola Cables.

À propos d’Angola Cables
Angola Cables est une multinationale du secteur des TIC qui propose des solutions de connectivité différenciées pour les marchés de gros et d’entreprise. Grâce à une infrastructure de transport robuste et un réseau IP hautement interconnecté, Angola Cables fournit un accès aux plus grands IXP, aux opérateurs de niveau 1 et aux fournisseurs de contenu mondiaux.
Grâce aux systèmes de câbles sous-marins SACS, Monet et WACS, nous connectons les Amériques, l’Afrique et l’Europe avec des connexions vers l’Asie. Nous gérons le centre de données Tier III AngoNAP Fortaleza (Brésil) et AngoNAP Luanda (Angola) ainsi que PIX et Angonix, l’un des plus grands points d’échange Internet en Afrique.

Pour plus d’informations, visitez le site web: 
www.angolacables.co.ao

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Source : African Media Agency (AMA)

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