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Cajou : Le Burkina Faso pose la première pierre d’une usine pour relancer la transformation locale

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Le président Ibrahim Traoré a lancé, à Péni, la construction d’une usine de transformation de pommes de cajou. Ce projet industriel de 6,6 milliards de FCFA s’inscrit dans la stratégie de valorisation des matières premières agricoles, avec à la clé plus de 1 100 emplois.

C’est dans la commune de Péni, dans la région des Hauts-Bassins, que le capitaine Ibrahim Traoré a officiellement lancé, jeudi 22 mai, les travaux de construction d’une usine dédiée à la transformation des pommes de cajou. L’infrastructure, financée à hauteur de 6,6 milliards de FCFA (environ 11,3 millions de dollars), est appelée à devenir un maillon stratégique de la chaîne de valeur locale de l’anacarde.

Prévue pour transformer jusqu’à 5 000 tonnes de pommes de cajou par an, cette usine vise à enrayer l’exportation brute de la matière première et à renforcer l’amont agricole par la création d’emplois : 112 directs, et plus de 1 000 indirects, selon la présidence. Ce chantier s’inscrit dans une politique plus large d’industrialisation, dans un pays où l’agriculture représente plus de 30 % du PIB.

Le Burkina Faso, quatrième producteur africain de cajou, a exporté en 2023 plus de 120 000 tonnes de noix, pour une valeur de 60 milliards de FCFA, selon le Conseil burkinabè de l’anacarde. La levée récente de l’interdiction d’exporter les noix brutes confirme le retour à un équilibre entre soutien aux transformateurs locaux et ouverture au commerce international.

Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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