En janvier 2026, l’Indice harmonisé des prix à la consommation (IHPC) progresse de 1,4 % sur un an. Une hausse modérée en apparence, mais révélatrice de tensions persistantes sur l’alimentation et le logement, tandis que les prix de l’énergie et des transports reculent.
En janvier 2026, l’IHPC enregistre une hausse annuelle de 1,4 % par rapport à janvier 2025. Derrière cette progression globale se dessine une dynamique contrastée entre biens essentiels et postes en repli.
L’alimentation sous pression
La division « Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » progresse de 1,62 % sur un an. La hausse est principalement alimentée par l’augmentation des prix des viandes fraîches, réfrigérées ou congelées (+9,55 %) et des animaux terrestres vivants (+11,22 %). Les tubercules, plantains et bananes à cuire enregistrent également une progression notable (+5,96 %).
Ces tensions sont toutefois partiellement compensées par la baisse des céréales non transformées (–0,79 %) et des farines de céréales (–2,00 %), ce qui limite l’ampleur de la poussée inflationniste sur le panier alimentaire global.
Les loyers et les combustibles pèsent sur le logement
La division « Logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles » affiche la plus forte progression (+3,27 %). Les loyers réels payés par les locataires augmentent de 3,66 %, confirmant la rigidité du marché locatif.
Les combustibles solides accentuent cette pression : le bois de chauffage progresse de 6,62 % et le charbon de 10,23 %. À l’inverse, les produits énergétiques dans leur ensemble reculent de 2,12 % sur un an, contribuant à contenir l’inflation globale.
Services : la restauration en hausse
La division « Restaurants et hôtels » progresse de 1,80 %. Les restaurants, cafés et assimilés avec service limité enregistrent une hausse de 1,91 %, tandis que les cantines et cafétérias hors établissements scolaires bondissent de 8,35 %.
Les services d’hébergement évoluent en sens inverse, avec une baisse de 0,67 % pour les hôtels et services assimilés.
Une inflation sous-jacente toujours active
Les produits frais progressent de 1,33 %, tandis que l’inflation sous-jacente – hors produits frais et énergie – s’établit à 1,94 %. Ce niveau confirme que la dynamique des prix reste principalement portée par les services et certains segments alimentaires, plus que par l’énergie.
En dépit du repli des transports (–2,14 %) et des meubles et entretien courant du foyer (–0,48 %), la structure de l’inflation traduit une pression persistante sur les dépenses contraintes des ménages.