La Côte d’Ivoire a ratifié deux accords avec la Banque Islamique de Développement pour financer la modernisation de la chaîne de valeur du manioc. Objectif : accroître la productivité, stimuler l’agro-industrie et sécuriser les revenus des producteurs.
Le gouvernement a validé, lors du Conseil des ministres du 8 mai 2025, deux accords de financement d’un montant global de 46 milliards de francs CFA (65,4 M€) avec la Banque Islamique de Développement (BID).
Ces accords – un prêt à tempérament et un prêt concessionnel – visent à structurer l’ensemble de la chaîne de valeur du manioc, de la production à la transformation en passant par la commercialisation. L’approche s’inscrit dans une stratégie plus large de souveraineté alimentaire, dans un contexte où les chaînes d’approvisionnement mondiales restent fragiles et où les tensions inflationnistes persistent.
L’enjeu est aussi macroéconomique : le manioc représente l’un des produits vivriers les plus consommés dans le pays et un axe de diversification des revenus pour plus de 5 millions d’agriculteurs, en majorité dans des zones rurales. Avec ces financements, l’État entend industrialiser la transformation locale, développer des infrastructures de stockage, soutenir les coopératives et attirer le secteur privé dans une filière jusqu’ici fragmentée.
Ce projet fait partie des orientations du PNIA (Plan national d’investissement agricole) et devrait générer, selon les premières estimations, des milliers d’emplois directs et indirects, en particulier dans les zones du centre et de l’ouest du pays.