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Quelles solutions face aux risques climatiques en Côte d’Ivoire ?

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Les changements climatiques vont négativement impacter l’agriculture et le couvert forestier ivoirien. Plusieurs solutions pour se couvrir contre ses risques existes que nous explorons dans cet article.

La Côte d’Ivoire est de plus en plus exposée aux risques liés au changement climatique

Selon le rapport 2019 du World Economic Forum, les risques liés au changement climatique font partie des risques les plus menaçant sur le plan mondial. La Côte d’ivoire bien qu’épargnée par les grands cataclysmes naturels, n’est pas exempte de risques naturels. En effet, plusieurs types de phénomènes naturels et des accidents majeurs y ont déjà provoqué des pertes en vie humaine et des dégâts matériels. Ce sont principalement les inondations et ses phénomènes connexes tels les effondrements, glissements de terrain.
Les aléas climatiques (sécheresses, inondations, cyclones, élévation du niveau de la mer, températures extrêmes, etc.) auront une incidence considérable sur le développement socioéconomique de la Côte d’Ivoire.
Selon les statistiques de 1996 à 2018, le District d’Abidjan aurait enregistré plus de 200 morts et de nombreux dégâts matériels. L’année 2018 a été une année exceptionnelle avec une quantité de pluie de 302,3 mm enregistrée dans la commune de Cocody dans la nuit du 18 au 19 juin, ayant entraîné 18 morts et 120 blessés.
Aujourd’hui, on constate déjà une augmentation de la température moyenne, une pluviométrie beaucoup plus incertaine et la montée du niveau de la mer dans les agglomérations de Bassam et d’Abidjan. Si rien n’est fait, il y aura davantage de zones inondées, ce qui entraînera de nombreuses pertes humaines et la réinstallation forcée de nombreuses familles et activités économiques.
Ces aléas climatiques ne touchent pas seulement les zones urbaines. Les zones rurales en particulier les zones de production sont impactées. Dans une étude publiée le 12 juillet 2018, la Banque mondiale estimait que la Côte d’Ivoire est l’un des pays les plus vulnérables au changement climatique. Ses coûts sont déjà visibles, et devraient s’accroître, au point de remettre en cause la culture du cacao et d’affecter la région côtière qui abrite 80 % de l’activité économique du pays.
Le pays devrait être confronté à l’horizon 2050 à l’effet combiné de la hausse des températures (+2 degrés Celsius), de la variation des précipitations (-9 % en mai et +9 % en octobre) et de la montée des eaux des océans (30 cm) si rien n’est fait.

Quelles sont les solutions préconisées ?

Le changement climatique est bien réel et touche déjà la Côte d’Ivoire. Les systèmes nationaux de prévention et de gestion des risques naturels devraient être renforcer. Plusieurs solutions sont envisageables avec la contribution de tous (Etat, entreprises, collectivités, ménages, société civile…) pour limiter les risques dans un premier temps à travers un plan d’action commun et intégré sous le contrôle des structures spécialisées puis une gestion efficiente avec un plan de prévention et de gestion des risques climatiques à court, moyen et long terme.
La prévention au niveau des inondations est la plus conseillé selon les experts du Groupe des experts climat de l’ONU (GIEC) et souvent moins coûteuse que les opérations d’intervention et de secours. A quoi servirait de bâtir un immeuble, une voie ou une cité dans une zone à risque d’inondations ou d’érosions si les infrastructures de protections sont très peu développées.
Au niveau de l’érosion de la mer, il faudra agir en urgence en bâtissant les ouvrages et infrastructures qu’il faut pour assurer la défense du littoral Ivoirien. ‘’Si les choses restent en l’état et qu’on considère que chaque année on perd en moyenne, près d’un mètre de terre du fait de l’érosion permanente, il est certain que dans 20, 30 ans, Abidjan, Grand-Bassam et d’autres villes de Côte d’Ivoire n’existeront plus surtout en cas de phénomènes exceptionnels comme en aout 2011’’, conseillait M. Cédric Lombardo, expert en Environnement lors d’un entretien en 2012 .
Au titre de l’agriculture en plus des actions de prévention des risques déjà connues et éprouvées, de nouvelles offres d’assurance pourraient être développer pour le secteur agricole afin de mieux couvrir les exploitants contre les aléas climatiques. Dans plusieurs pays Africain (Malawi, Kenya, Ethiopie), l’assurance récolte permet de développer pleinement le potentiel du secteur agricole en ne faisant plus peser les risques météorologiques sur les agriculteurs. Ainsi, l’agriculture et les secteurs connexes peuvent soutenir la croissance économique malgré la variabilité saisonnière de la production.

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Découvrez dans notre dernière vidéo les Venture Capital Fund.

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Quel est le parcours d’Eric Djibo, le PDG de la PISAM

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Diplômé de l’ESCA en 1993, Eric Djibo dispose d’une carrière riche de dirigeant d’entreprise dans la sous-région dans l’industrie agroalimentaire (le groupe Coca Cola en particulier). Il dirige la PISAM depuis cinq années maintenant.
Avant de prendre la tête de la polyclinique, Eric djibo était le General Manager de Nureva Food une entreprise agroalimentaire au Ghana en 2013. Avant de rejoindre Novafood, il a été le général Manager de 2011 à 2012 de IIB/ Transport Limited en Sierra Leone. D’avril 2009 à fin 2010, il a dirigé en Sierra Leaone, Premier Commodities Trading Co Ltd. Enfin il a été le General Manager de la Sierra Leone Bottling Co. de 2005 à mars 2009.

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Atlantique Assurance introduit une offre pour les agriculteurs du coton

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La filiale du groupe Banque Centrale Populaire a introduit une nouvelle offre destinée aux agriculteurs le 25 Avril dernier.
Il s’agit d’un produit de micro-assurance indicielle, un type d’assurance innovant qui permet d’assurer les agriculteurs à moindre coût et en fonction des indices météorologiques. L’avantage pour l’agriculteur de l’offre, c’est qu’en cas de baisse de rendement, pour donner suite à une sécheresse et/ou en cas d’inondation due à de fortes pluies, l’agriculteur va recevoir une indemnisation.

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