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African Media Agency (AMA)

Au Cameroun, la détention et l’intimidation des manifestants pacifiques doivent cesser (experts de l’ONU)

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Quatorze experts indépendants des droits de l’homme des Nations Unies ont appelé, lundi, le Cameroun à libérer le principal dirigeant d’opposition et les autres personnes arrêtées lors de manifestations pacifiques à travers le pays, et de cesser les intimidations à l’encontre des militants politiques.

NEW YORK, USA, le 13 Octobre 2020,-/African Media Agency (AMA)/-Ces experts ont également demandé au Cameroun d’enquêter de manière impartiale sur toutes les violations des droits de l’homme, y compris les allégations de disparitions forcées, de détention arbitraire et de mauvais traitements infligés aux manifestants, et de traduire les auteurs de ces actes en justice.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par les arrestations massives de manifestants pacifiques et de militants politiques qui expriment leur dissidence », ont déclaré les experts dans un communiqué conjoint.

Plus de 500 personnes auraient été arrêtées à la suite des manifestations organisées par l’opposition camerounaise le 22 septembre, et quelque 200 seraient toujours en détention. Elles risquent d’être accusées de terrorisme et d’atteinte à la sécurité nationale et d’être jugées par un tribunal militaire pour avoir exercé leurs libertés fondamentales.

La violence contre les manifestants a été disproportionnée, avec utilisation de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour les disperser violemment

Les experts de l’ONU se sont également dits préoccupés par l’usage excessif de la force contre des manifestants pacifiques par les forces de sécurité camerounaises. « La violence contre les manifestants a été disproportionnée, avec utilisation de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour les disperser violemment », ont-ils déclaré.

Les manifestants se sont mobilisés dans tout le pays en réponse à l’appel lancé par le parti d’opposition Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) pour réclamer un dialogue national, des réformes du système électoral et le retour de la paix dans les régions anglophones du pays. Les autorités camerounaises ont interdit les manifestations dans certaines régions du pays et ont qualifié d’illégale toute tentative de rassemblement. Le gouvernement a également déployé un dispositif de forces de sécurité important pour empêcher les manifestations pacifiques.

Les experts ont également exprimé leur inquiétude face aux informations faisant état de torture de manifestants pacifiques et de journalistes en détention. « C’est vraiment inacceptable », ont-ils déclaré. « L’interdiction de la torture et de toute forme de traitement cruel, inhumain ou dégradant est absolue en vertu du droit international des droits de l’homme, et ne peut être justifiée », ont-ils souligné.

Demande de libération du leader de l’opposition Maurice Kamto

Ils ont appelé le Cameroun à libérer le président du MRC, Maurice Kamto, qui est assigné à résidence avec sa famille depuis la nuit du 22 septembre. Les forces de sécurité l’ont empêché de communiquer avec les membres de son parti et ses avocats, et de prendre part aux manifestations.

« L’assignation à résidence de M. Kamto pourrait constituer une privation de liberté, en violation de ses droits à la liberté de réunion pacifique et d’association, ainsi que de la liberté et à la sécurité de sa personne », ont déclaré les experts.

Le Cameroun devrait célébrer et accepter la dissidence, car une véritable démocratie prend en compte les demandes de la population au lieu de les réprime

« Nous avons déjà fait part de nos préoccupations à l’État et nous rappelons au Cameroun qu’en vertu du droit international, tout individu a le droit d’organiser et de participer à des réunions pacifiques, de s’associer avec d’autres et de prendre part à la conduite de la vie publique. Aucun de ces actes n’est un crime, et le Cameroun devrait célébrer et accepter la dissidence, car une véritable démocratie prend en compte les demandes de la population au lieu de les réprimer », ont-ils ajouté.

Des élections régionales devant avoir lieu dans tout le pays dans le courant de l’année, les experts ont appelé les autorités camerounaises à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir un environnement propice à des élections pacifiques et transparentes.

« Toute action susceptible d’alimenter de nouvelles tensions sociales doit être évitée, et les voix du peuple et de ses représentants doivent être pleinement prises en compte », ont-ils déclaré.

Les experts :

Clément Nyaletsossi Voule, Rapporteur spécial sur les droits à la liberté de réunion pacifique et à la liberté d’association ; Irene Khan, Rapporteure spéciale sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression ; Agnès Callamard, Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; Fionnuala Ní Aoláin, Rapporteure spéciale sur la promotion et la protection des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste ; Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; Leigh Toomey (Président-Rapporteur), Elina Steinerte (Vice-présidente), José Guevara Bermúdez et Seong-Phil Hong, membres du Groupe de travail sur la détention arbitraire ; Tae-Ung Baik (Président-Rapporteur), Henrikas Mickevičius (Vice-Président-Rapporteur), Bernard DuhaimeHouria Es-Slami, et Luciano Hazan, membres du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ONU Info.

Note : 

Les Experts indépendants font partie de ce qu’on appelle les procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Le terme « procédures spéciales », qui désigne le plus grand corps d’experts indépendants au sein du système onusien des droits de l’homme, est généralement attribué aux mécanismes indépendants d’enquête et de supervision mis en place par le Conseil des droits de l’homme afin de traiter de la situation spécifique d’un pays ou de questions thématiques dans toutes les régions du monde. Les experts des procédures spéciales travaillent bénévolement ; ils n’appartiennent pas au personnel de l’ONU et ne perçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et exercent leurs fonctions à titre individuel.

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Source : African Media Agency (AMA)

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RDC : Une plénière de vérité sur l’affaire de Minembwe

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Azarias Ruberwa

Le ministre de la décentralisation et réformes institutionnelles Azarias Ruberwa était de nouveau devant les députés nationaux pour répondre aux questions de ces derniers sur l’installation du bourgmestre de la commune rurale de Minembwe.

Face aux élus nationaux, Azarias Ruberwa de sa réponse, a expliqué de toute manière sa version de faits sur le dossier Minembwe.

Il est d’abord parti de l’hypothèse de l’ordre de mission à celle de la décentralisation en passant par l’installation du Bourgmestre de Minembwe. Par la suite, le Ministre d’Etat a expliqué qu’il n’est nullement impliqué dans l’existence de cette commune dont l’origine remonte à plusieurs années depuis.

Après plusieurs démonstrations de Ruberwa, l’heure est venue pour l’honorable Muhindo Nzangi, auteur de l’interpellation à mettre à nue le mensonge de son interlocuteur.

Cet élu du Nord-Kivu a également présenté sa version en réfutant toutes les allégations du Ministre.

 » Le Ministre d’Etat Azarias Ruberwa doit démissionner de lui-même face à ses contrevérités  », a-t-il recommandé Muhindo Nzangi devant ses collègues députés.

Après, la présidente de la chambre basse Jeanine Mabunda a levé la séance tout en saluant l’implication de tous les députés nationaux dans ce dossier.
À la suite de cette séance plénière, les députés couleront les propositions du député Muhindo Nzangi en recommandations au cours des séances prochaines avant que l’Assemblée nationale ne se prononce.

Le ministre Azarias Ruberwa n’a pas encore échappé car une motion de défiance pourrai s’en suivre. Tout dépendra donc des élu nationaux.

Si le ministre ne démissionnait pas de lui même comme lui recommandé, l’auteur de l’interpellation pourrait la transformer en motion de défiance.

Jules Ninda

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Source: Matininfos

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RDC : Le FCC de Joseph Kabila prêt pour la cohabitation

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FCC

Depuis le message du chef de l’état Felix Tshisekedi le vendredi 23 octobre 2020 annonçant presque de manière voilée la rupture de la coalition mise en place au lendemain de l’élection présidentielle de décembre 2018, au FCC, front commun pour le Congo, plateforme politique que conduit l’ancien président, Joseph Kabila, les réunions se multiplient.

L’heure est grave, a murmuré un cadre du FCC qui a justifié cette série de réunions présidées par Joseph Kabila dans sa ferme privée de Kingakati, par le fait que le FCC veut anticiper tout ce qui peut arriver. Et le FCC qui tient à conserver sa majorité au Parlement doit resserrer le rang pour consolider la cohésion de tous les membres.

Déjà, les cadres qui ont désobéi au mot d’ordre de la coordination qui les interdisaient aux cadres et militants du FCC d’assister à la cérémonie de prestation de serment de trois juges constitutionnels, ont été exclu. Puis Mwabilu, par exemple, dont le numéro a même été retiré du groupe whatsapp du FCC est exclu du regroupement politique AAa.

Puis que dans son message, le chef de l’état avait souligné qu’aucun engagement politique, de quelque nature que ce soit ne pourra primer sur les prérogatives constitutionnelles et sur l’intérêt supérieur du peuple congolais, du coup, le Front commun pour le Congo (FCC) de l’ancien président Joseph Kabila se dit disposé à appliquer la cohabitation, en cas de rupture avec son allié Cap pour le changement (CACH) du Président Félix Tshisekedi.

Que va-t-il arriver ? La question est sur toutes les lèvres désormais.

PB

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Cameroun: Huit élèves tués, une nouvelle étape terrible dans la crise anglophone

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LONDRES, Royaume-Uni, le 27 Octobre 2020,-/African Media Agency (AMA)/-En réaction à l’homicide de huit élèves dans la ville de Kumba dans la région anglophone du Cameroun, Tity Agbahey, chargée de campagne pour l’Afrique centrale à Amnesty International, a déclaré :

« L’homicide de huit enfants au sein de leur salle de classe est une atrocité qui met en évidence le besoin urgent de protéger les gens ordinaires de la violence qui continue de secouer les régions anglophones du Cameroun. Cette attaque effroyable montre la vitesse à laquelle la situation se détériore, et nous appelons les autorités camerounaises à prendre sans délai toutes les mesures possibles pour protéger la population.

« Au moins 12 autres élèves ont été blessés lors de l’attaque. L’année qui s’est écoulée a été marquée par une augmentation des attaques dans la région anglophone, où de nombreuses personnes ont été tuées, enlevées ou blessées.

« Les autorités camerounaises doivent envoyer un message clair et fort en enquêtant immédiatement sur ces homicides pour montrer que des crimes aussi déplorables ne sauraient être tolérés. Les responsables présumés doivent être identifiés, arrêtés, poursuivis et jugés dans le cadre d’un procès équitable.

« Nous appelons également les autorités à garantir, à tout moment et en tout lieu, le libre exercice du droit à l’éducation, car celui-ci est menacé. »

Complément d’information

Selon certaines informations, le 24 octobre, des hommes armés en tenue civile ont attaqué une école à Kumba, dans la région camerounaise du Sud-Ouest, tuant au moins huit enfants et en blessant 12 autres. Ils sont arrivés à moto et ont tiré dans une salle de classe. D’après des informations, plusieurs enfants ont été blessés en tentant de fuir les balles.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour Amnesty International.

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