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Economie

Nigeria : le commerce extérieur en baisse de 27 % à 4 883 milliards FCFA au second trimestre 2020

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Les importations et exportations du Nigeria ont baissé au cours du deuxième trimestre à cause de l’impact de la chute des cours du pétrole et de la crise de la COVID-19 rapporte Nairametrics.

Le commerce extérieur du Nigeria a baissé au deuxième trimestre a baissé 27,3% par rapport aux 8,59 billions de nairas  (4 883 milliards FCFA) par rapport au trimestre précédent. Les importations totales pour la période se sont élevées à 4 022 milliards de nairas (5 713 milliards de FCFA), tandis que les exportations totales s’élevaient à 2 2200 milliards de nairas (3 125 milliards de FCFA). Donc le solde du commerce extérieur est négatif.

Les exportations totales du Nigeria au cours du trimestre ont chuté de 51,7% pour s’établir à 2 2200 milliards de nairas, une baisse significative par rapport au deuxième trimestre de 2019 et le trimestre précédent. Cette performance s’explique par les effets de la crise de la COVID-19.

 La valeur des importations totales a baissé de 10,69% au second trimestre 2020 par rapport au niveau enregistré au premier trimestre 2020. Mais elle a augmenté de 0,39% en glissement annuel.

Economie

L’Afrique devrait accueillir 45 millions de voyageurs en 2020

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L’Association du transport aérien international (IATA) a baissé ses prévisions de trafic pour 2020. L’association projette une baisse de 30 % du trafic comparé à 2019.

Selon l’IATA, le nombre de passagers en Afrique devrait diminuer de 30 % par rapport à 2019 pour s’établir à 55 millions de voyageurs. En 2021, la demande devrait se renforcer à 45 % des niveaux de 2019 pour atteindre près de 70 millions de voyageurs à destination ou en provenance ou à l’intérieur de la région.

« La nouvelle baisse du trafic passagers en 2020 est une autre mauvaise nouvelle pour l’industrie aéronautique en Afrique. Il y a quelques mois, nous pensions que la demande atteignant 45 % sur le continent en 2020 par rapport à 2019 était aussi sombre que possible. Mais les voyages internationaux restant pratiquement inexistants et une reprise plus lente que prévue des voyages intérieurs, nous avons revu nos attentes à la baisse à 30 % », a déclaré Muhammad Albakri, vice-président régional de l’IATA pour l’Afrique et le Moyen-Orient.

L’association alerte sur le risque d’augmentation de dépôts de bilan des compagnies aériennes. Impacté par la COVID-19, quatre compagnies aériennes ont cessé leurs activités et deux sont en administration volontaire.

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African Media Agency (AMA)

Nigéria : l’ONU condamne les assassinats commis par l’armée à Lagos

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La Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a fermement condamné l’usage excessif et disproportionné de la force par les forces armées nigérianes à Lagos qui ont fait plusieurs morts dans la soirée de mardi.

NEW YORK, USA, le 22 Octobre 2020,-/African Media Agency (AMA)/-Des informations rapportées par la presse font état de plusieurs morts et de nombreux blessés lors des violences qui ont eu lieu dans la capitale économique nigériane. Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné mercredi dans un communiqué cette violente escalade. Il a exprimé ses condoléances aux familles endeuillées et souhaité un prompt rétablissement aux blessés.

« Si le nombre de victimes lors de la fusillade d’hier au point de péage de Lekki à Lagos n’est toujours pas clair, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un cas de recours excessif à la force, entraînant des exécutions illégales à balles réelles, par les forces armées nigérianes », a déclaré mercredi Mme Bachelet dans un communiqué.

« Les rapports selon lesquels les caméras de surveillance et l’éclairage ont été délibérément éteints avant la fusillade sont encore plus inquiétants car, s’ils sont confirmés, ils suggèrent que cette attaque déplorable contre des manifestants pacifiques était préméditée, planifiée et coordonnée », a souligné la Haute-Commissaire.

Par la voix de son porte-parole, M. Guterres, a appelé à mettre fin aux brutalités et aux abus policiers signalés. « Le Secrétaire général exhorte les forces de sécurité à agir à tout moment avec la plus grande retenue tout en appelant les manifestants à manifester pacifiquement et à s’abstenir de toute violence », a déclaré son porte-parole.

La cheffe des droits de l’homme de l’ONU a appelé les autorités nigérianes à prendre des mesures urgentes pour traiter de manière décisive le problème sous-jacent des violations persistantes commises par les forces de sécurité, et à redoubler d’efforts pour traduire en justice le personnel de la police et de l’armée coupables de crimes contre des civils. Le Secrétaire général a appelé les autorités nigérianes à enquêter sur ces incidents et à demander des comptes aux auteurs.

Répondre aux demandes des manifestants

« Le Nigéria était déjà à un point critique avant cette fusillade en raison des révélations sur des années de violence incontrôlée, de meurtres, de viols, d’extorsion et autres violations par la Brigade spéciale de répression des vols (SARS) », a poursuivi la Haute-Commissaire.

« Bien que les autorités aient maintenant dissous la SARS et annoncé une série d’enquêtes aux niveaux fédéral et étatiques, il y a encore eu peu d’accusations, voire aucune, portées contre ses membres, malgré les preuves abondantes contre divers membres de la brigade, ainsi qu’à l’encontre d’autres membres des forces de sécurité et de l’armée », a déploré Mme Bachelet.

De nombreux Nigérians semblent ne pas faire confiance aux enquêtes et autres mesures annoncées par les autorités, et ont continué à descendre dans les rues dans plusieurs villes pour protester.

« J’apprécie que le gouvernement ait pris un certain nombre de mesures pour répondre aux demandes des manifestants », a déclaré la Haute-Commissaire. « Cependant, la création immédiate d’une autre équipe d’élite au sein des forces spéciales de la police pour remplacer la SRAS, a naturellement érodé encore plus la confiance du public, et ce dernier événement terrible à Lagos est comme de jeter gratuitement de l’essence sur un feu qui commençait déjà à se déchaîner de façon incontrôlée », a-t-elle dit.

Michelle Bachelet appelle à une « réforme en profondeur » des forces de sécurité

Michelle Bachelet a déclaré que la manière de restaurer la confiance et de ramener la paix dans les rues du Nigéria passe par la prise de mesures concrètes et immédiates de la part des autorités pour montrer qu’elles sont sincèrement déterminées à lutter contre l’impunité, après des années d’inaction. « Il doit y avoir des enquêtes immédiates, indépendantes, transparentes et approfondies, non seulement sur les meurtres d’hier soir, mais aussi sur toutes les violations commises précédemment par les forces de sécurité », a-t-elle déclaré.

Selon la Haute-Commissaire, « les personnes désignées pour mener de telles enquêtes doivent non seulement être impartiales, mais doivent être largement perçues comme telles. Et, lorsqu’il existe déjà suffisamment de preuves pour justifier des accusations, la suspension immédiate d’officiers – y compris d’officiers supérieurs – soupçonnés d’avoir commis des crimes graves, devraient avoir lieu bien avant la conclusion de telles enquêtes ».

« Après tant d’années de violations signalées qui n’ont pas été traitées de manière adéquate, il faut également réexaminer en profondeur l’ensemble du secteur de la sécurité et du système de surveillance civil », a ajouté la cheffe des droits de l’homme de l’ONU. « Cela devrait inclure un examen complet des règles d’engagement et des systèmes et méthodes de contrôle ».

« Les gens ont le droit de se réunir pacifiquement et de protester » 

Michelle Bachelet a également demandé des enquêtes immédiates sur les rapports faisant état d’attaques violentes et provocatrices contre des manifestants pacifiques par des groupes non identifiés armés de matraques, de coutelas, de bâtons ou de fusils, avec dans certains cas le soutien manifeste de la police ou d’autres forces de sécurité. 

« Les gens ont le droit de se réunir pacifiquement et de protester – et, comme l’attaque d’hier par les militaires l’illustre de façon frappante, au Nigéria, ils ont de nombreuses raisons de le faire », a déclaré Mme Bachelet. « Le gouvernement a la responsabilité de prendre des mesures concrètes pour assurer la réalisation du droit de réunion pacifique, notamment en dissuadant d’autres personnes qui ont l’intention de les empêcher d’exercer ce droit. L’attention du monde entier est maintenant fortement concentrée sur la façon dont le gouvernement et les forces de sécurité du Nigéria vont réagir dans les jours et les semaines à venir ».

La Haute-Commissaire a exhorté les autorités à accorder des réparations aux victimes et à ouvrir un dialogue approfondi avec les jeunes leaders, les étudiants et d’autres groupes qui ont joué un rôle important parmi les manifestants.

« Dans une population dont l’âge médian est si jeune, il est important d’écouter les revendications de la jeune génération et de faire un effort pour résoudre les multiples problèmes auxquels elle est confrontée, qui comprennent – mais sont loin de se limiter à – des brutalités et des violations policières ».

Le Secrétaire général a encouragé les autorités nigérianes à explorer rapidement les moyens de désamorcer la situation. M. Guterres a réaffirmé que l’ONU est prête à soutenir les efforts nationaux visant à trouver une solution.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour ONU Info.

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Source : African Media Agency (AMA)

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African Media Agency (AMA)

Afrique. Les organes régionaux de protection des droits humains luttent pour faire respecter les droits face à des vents politiques contraires

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LONDRES, Royaume-Uni, le 21 Octobre 2020,-/African Media Agency (AMA)/-Pour la deuxième année consécutive, Amnesty International constate que les gouvernements africains mettent en grand péril les organes régionaux de protection des droits humains, en ne respectant pas leurs décisions, en ignorant leurs appels urgents, en omettant de leur signaler des situations relatives aux droits humains au niveau national et en les privant des ressources dont ils ont désespérément besoin pour fonctionner. En outre, les gouvernements ont négligé les droits des personnes souffrant de handicaps et des personnes âgées en ne ratifiant pas les traités ayant trait à leur protection.

Dans la deuxième édition de la Situation des organes et mécanismes régionaux de protection des droits humains en Afrique – 2019-2020, publiée à l’occasion de la Journée africaine des droits de l’homme et des peuples, Amnesty International écrit que les mécanismes établis pour garantir les droits fondamentaux à travers le continent sont confrontés à d’énormes défis et que l’existence de l’un d’entre eux est même menacée.Étant donné l’ampleur des violations flagrantes des droits humains perpétrées sur le continent africain, les organes régionaux de protection des droits humains jouent un rôle crucial pour ce qui est de garantir justice et obligation de rendre des comptes. Netsanet Belay, directeur de la recherche et du plaidoyer au sein d’Amnesty International

« Étant donné l’ampleur des violations flagrantes des droits humains perpétrées sur le continent africain, les organes régionaux de protection des droits humains jouent un rôle crucial pour ce qui est de garantir justice et obligation de rendre des comptes, a déclaré Netsanet Belay, directeur de la recherche et du plaidoyer au sein d’Amnesty International.

« Ces mécanismes doivent être protégés et pleinement soutenus. Ce sont des moyens essentiels pour les citoyen·ne·s d’avoir accès à la justice et à des recours utiles lorsque les systèmes nationaux sont compromis ou inadaptés. »

Le rapport d’Amnesty International examine et analyse les activités et les résultats des organes africains de suivi des traités relatifs aux droits humains : la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Commission africaine), le Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant (CAEDBE) et la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (Cour africaine).

Crise existentielle à la Cour africaine des droits de l’homme

Le rapport tire la sonnette d’alarme : l’avenir de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples est menacé par les décisions de trois gouvernements – le Bénin, la Côte d’Ivoire et la Tanzanie – de supprimer le droit des particuliers et des ONG de saisir directement la Cour. Le Rwanda a supprimé ce droit en 2016, portant à quatre le nombre de pays qui restreignent désormais l’accès à cette voie vitale vers la justice.

Amnesty International a conclu que le Bénin, la Côte d’Ivoire et la Tanzanie ont supprimé cette possibilité de saisine directe en réaction à des décisions perçues comme défavorables et dans un contexte d’intolérance croissante vis-à-vis des défenseur·e·s des droits humains et de détérioration générale de la situation des droits humains à l’échelle nationale.

La Tanzanie l’a supprimée en novembre 2019, affirmant de manière erronée que la Cour avait traité des questions qui étaient du ressort des juridictions nationales. Le Bénin et la Côte d’Ivoire l’ont supprimée en mars et avril 2020 respectivement. Le Bénin s’est opposé à un arrêt de la Cour ordonnant de suspendre la saisie des biens d’un demandeur dans le cadre d’un litige avec une banque, faisant valoir que cet arrêt nuisait aux intérêts économiques et à la stabilité politique du pays. Quant à la Côte d’Ivoire, elle n’a pas apprécié la décision de la Cour de suspendre un mandat d’arrêt international émis contre l’ancien Premier ministre Guillaume Soro et de libérer sous caution 19 opposant·e·s placés en détention, clamant que la Cour empiétait sur sa souveraineté.Il est très préoccupant que ces pays aient décidé de riposter contre la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples concernant des décisions sur lesquelles ils sont en désaccord. Les États africains ne devraient pas faire usage de la puissance politique contre des institutions dont l’objectif même est de garantir l’accès à la justice pour tous, quelle que soit la politique de leur gouvernement. Netsanet Belay, Amnesty International

« Il est très préoccupant que ces pays aient décidé de riposter contre la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples concernant des décisions sur lesquelles ils sont en désaccord. Les États africains ne devraient pas faire usage de la puissance politique contre des institutions dont l’objectif même est de garantir l’accès à la justice pour tous, quelle que soit la politique de leur gouvernement », a déclaré Netsanet Belay.

À ce jour, la Cour africaine a rendu, et de loin, la plupart de ses arrêts contre la Tanzanie. En outre, ce pays est celui qui a le plus grand nombre d’affaires en instance devant la Cour, la plupart ayant trait au droit à un procès équitable.

Le Burkina Faso est le seul pays à s’être pleinement conformé aux arrêts de la Cour africaine. La Tanzanie n’y a que partiellement donné suite, tandis que la Côte d’Ivoire a présenté à la Cour un rapport de suivi. Le Bénin, le Kenya, la Libye et le Rwanda, contre lesquels des jugements ont été émis, n’ont pas obtempéré du tout, certains faisant valoir avec insolence qu’ils ne se plieraient pas aux ordonnances et aux arrêts de la Cour.

Mauvaise note pour le respect et la coopération

Amnesty International a mis une mauvaise note au niveau du respect global par les États africains de leur obligation de présenter des rapports à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples. Au 30 juin 2020, seuls six pays avaient présenté leurs rapports périodiques, comme l’exige la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Six États – les Comores, la Guinée équatoriale, la Guinée-Bissau, Sao Tomé-et-Principe, la Somalie et le Soudan du Sud – n’ont jamais soumis de rapport.

Les gouvernements n’ont répondu qu’à 4 des 14 appels urgents adressés par la Commission africaine au sujet d’allégations de violations des droits humains. La plupart des appels urgents émis (57 %) étaient des interventions au nom de défenseur·e·s des droits humains. Cependant, on ignore si les quatre réponses reçues prenaient réellement en compte les allégations ou ne faisaient qu’accuser réception des communications de la Commission.Les effets néfastes du COVID-19 exacerbent les problèmes des trois organes africains de défense des droits humains, qui souffraient déjà du manque de finances et de ressources. Netsanet Belay, Amnesty International

Dans son rapport, Amnesty International relève que de nombreux gouvernements africains ont imposé une série de mesures afin de faire face à la pandémie de COVID-19, bien souvent appliquées à coups de recours excessif à la force, d’arrestations ou de détentions arbitraires, de restrictions de l’espace civique et d’un déni général du droit de solliciter l’asile.

« Les effets néfastes du COVID-19 exacerbent les problèmes des trois organes africains de défense des droits humains, qui souffraient déjà du manque de finances et de ressources. Malgré tout, ils ont fait preuve de progrès et d’innovation dans certains domaines de leur travail, offrant un contraste saisissant avec la stagnation et la régression qui a prévalu dans d’autres », a déclaré Netsanet Belay.

Personnes souffrant de handicaps et personnes âgées

Amnesty International a été choquée de constater que pas un seul État membre de l’Union africaine n’a encore ratifié le Protocole relatif aux droits des personnes handicapées en Afrique, deux ans après l’adoption de ce traité. De même, presque cinq ans après l’adoption du Protocole relatif aux droits des personnes âgées en janvier 2016, seuls deux pays, le Bénin et le Lesotho, l’ont ratifié.

« La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples célèbrera ses 40 ans en 2021. Il est décevant de constater qu’un si grand nombre de gouvernements n’ont pas encore traduit leurs paroles en actes concrets en soutien aux organes et instruments régionaux de protection des droits. Il est grand temps que les États membres de l’Union africaine mettent en pratique leurs engagements affichés envers les droits humains, notamment en accélérant la ratification, l’intégration dans la législation nationale et la mise en œuvre de tous les instruments régionaux de protection des droits humains », a déclaré Netsanet Belay.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour Amnesty International.

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