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Solarpark, les cartables solaires ivoiriens pour aider les élèves à faire leurs devoirs

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Credit photo : La Croix

« Une orange. Un avion »: Marie-France Amondji Ngbessoo, 8 ans, déchiffre son manuel entre les insectes qui virevoltent, à la lumière produite par son cartable scolaire… et solaire.

A Allepilla, à une centaine de kilomètres au nord d’Abidjan, dans ce village de paysans cultivant le cacao, le café et des produits nourriciers, 400 personnes dont 150 enfants vivent sans électricité et avec une seule pompe à eau.

L’école de Marie-France est à 5 km de marche du hameau. Tous les matins vers 7h, une vingtaine d’enfants quittent le village à pied pour être en cours à 8h. Ils ne reviennent chez eux qu’en fin de journée, quand tombe la nuit en Afrique occidentale et centrale.

Les seuls moyens de s’éclairer sont alors des lampes-tempête au pétrole et des lampes-torches fonctionnant avec des piles.

Alors pour la rentrée, l’ONG Yiwo Zone a récolté de l’argent pour offrir des cartables solaires aux enfants. Le principe est simple: le cartable est équipé d’une plaque solaire qui charge une batterie pendant les trajets aller-retour vers l’école. Chargée à plein, cette batterie peut alimenter une lampe LED pendant trois heures.

L’idée vient d’Evariste Akoumian, un vendeur de matériel informatique, victime d’une panne de voiture qui a changé sa vie…

C’était en 2015. « J’allais à Soubré (sud-ouest) et je suis tombé en panne à la tombée de la nuit. A ce moment-là, les enfants rentraient de l’école. Je me suis dit: +Il faut leur donner de la lumière pour qu’ils puissent étudier. Ce n’est pas normal que les enfants de la campagne ne puissent pas le faire!+ »

Car si la Côte d’Ivoire se targue officiellement d’un taux de 80% d’électrification du pays, des milliers de villages et hameaux n’ont néanmoins pas accès au courant. Car si la Côte d’Ivoire se targue officiellement d’un taux de 80% d’électrification du pays, des milliers de villages et hameaux n’ont néanmoins pas accès au courant.

Son entreprise Solarpak n’a que quelques années mais a déjà vendu 55.000 cartables, elle compte en vendre 60.000 en 2018 et exporte déjà ses cartables vers le Gabon, Madagascar, le Burkina et vers des ONG en France et en Allemagne.

Akoumian croule même sous des commandes qu’il ne peut pour le moment honorer, et espère avoir bientôt accès à des financements d’organisations internationales pour accroître sa production, monter une unité d’assemblage à Abidjan et importer plus de plaques solaires.

Un cartable est vendu 13.000 F CFA, soit 20 euros. « Ca paraît peu cher à première vue mais ce sont des sommes importantes que ces villageois n’ont pas », souligne Anna Corinne Menet Ezinlin, la présidente de Yiwo Zone.

Son entreprise Solarpak n’a que quelques années mais a déjà vendu 55.000 cartables, elle compte en vendre 60.000 en 2018 et exporte déjà ses cartables vers le Gabon, Madagascar, le Burkina et vers des ONG en France et en Allemagne.

Akoumian croule même sous des commandes qu’il ne peut pour le moment honorer, et espère avoir bientôt accès à des financements d’organisations internationales pour accroître sa production, monter une unité d’assemblage et importer plus de plaques solaires.

Un cartable est vendu 13.000 F CFA, soit 20 euros. « Ca paraît peu cher à première vue mais ce sont des sommes importantes que ces villageois n’ont pas », souligne Anna Corinne Menet Ezinlin, la présidente de Yiwo Zone.

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Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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