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African Media Agency (AMA)

À Kayna, écoles et communautés renforcent la vigilance face au virus Bundibugyo

Team Afriveille

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Genève, Suisse, 23 Septembre 2026-/African Media Agency(AMA)/ – Chaque matin, dans la cour de l’école primaire Bungenye, à Luofu, 860 élèves et leurs enseignants se rassemblent autour d’un même objectif : prévenir les épidémies.

À 43 ans, Sœur Claudine Kasoki, directrice de l’établissement, a fait de la traditionnelle parade scolaire un moment de sensibilisation. Lavage des mains au savon, absence de contact avec une personne malade, reconnaissance des signes d’alerte et signalement rapide des événements sanitaires inhabituels : les messages sont simples et concrets.

Dans cette région du Nord-Kivu déjà éprouvée par de précédentes épidémies d’Ebola, l’école devient ainsi un relais essentiel de la vigilance communautaire. « Tout commence dans la communauté avec une seule personne malade », explique Sœur Claudine devant ses élèves. « Une détection rapide peut empêcher qu’un cas suspect apparu dans le voisinage n’atteigne nos écoles et ne se transforme en une chaîne de transmission plus difficile à maîtriser. »

Des écoles en première ligne de la vigilance

À la rentrée scolaire de septembre 2026, la vigilance s’est renforcée à Luofu après la confirmation d’un cas de maladie Ebola due au virus Bundibugyo dans la zone de santé de Kayna. Avec une dizaine d’autres responsables scolaires, Sœur Claudine a intensifié les échanges afin de mieux prévenir les risques. Une fièvre inhabituelle, un décès soudain ou une maladie inexpliquée dans une famille peuvent constituer des signaux d’alerte à transmettre rapidement aux services de santé.

À Kirumba, à moins de dix kilomètres de Kayna, Richard Paluku, Directeur sous-provincial de la Division éducative, joue également ce rôle de relais entre écoles, familles et autorités sanitaires. Formé à l’identification et au signalement des événements sanitaires inhabituels, il veille à l’application des mesures de prévention dans les établissements scolaires.« Nous sommes les yeux de toute la communauté scolaire », souligne-t-il. « Avec les responsables scolaires et les parents, nous avons planifié les activités d’hygiène dans toutes les écoles locales. Nous les visitons régulièrement pour nous assurer que les messages de prévention sont transmis et bien compris. »

Informer pour prévenir les rumeurs

L’apparition d’un nouveau cas dans la zone a également suscité des inquiétudes et des rumeurs au sein des communautés. Dans un contexte marqué par les conflits, les déplacements de populations et des urgences sanitaires successives, une information claire et accessible est essentielle pour renforcer la confiance et favoriser l’adoption des mesures de protection.

Les équipes de santé ont ainsi intensifié la communication sur les risques et l’engagement communautaire.
« Nous devons renforcer les gestes de prévention, notamment le lavage correct des mains au savon et éviter tout contact avec une personne suspectée d’être atteinte de la maladie », explique le Dr Pablo Kanyamihigo, responsable de la communication sur les risques et de l’engagement communautaire à la Division provinciale de la Santé (DPS) du Nord-Kivu. Avec l’appui d’une mission multidisciplinaire soutenue par l’OMS et la Commission européenne – Protection civile et opérations d’aide humanitaire (ECHO), les interventions communautaires ont été renforcées pour soutenir la préparation et la réponse à Kayna et dans d’autres zones de santé à risque du Nord-Kivu.

À l’hôpital, les leçons des précédentes épidémies

À l’hôpital général de référence de Kayna, cette préparation fait désormais partie du quotidien. Le Dr Kambale Siwako, médecin-directeur et ancien intervenant de première ligne lors de l’épidémie d’Ebola de 2018-2020, connaît l’importance d’une réponse précoce.

À l’entrée de l’établissement, des dispositifs de lavage des mains sont installés. Le personnel est formé à reconnaître les signes d’alerte, les circuits de notification sont testés et des équipements de protection sont disponibles.« Les précédentes crises sanitaires nous ont appris qu’une épidémie peut survenir à tout moment », explique-t-il. « Aujourd’hui, nous avons davantage de connaissances et de moyens pour réagir rapidement. L’OMS nous a appuyés dans la réhabilitation du centre de traitement pour la prise en charge des patients atteints par le virus Bundibugyo. »

La préparation commence dans la communauté

Derrière les indicateurs de préparation aux épidémies se trouvent avant tout des femmes et des hommes mobilisés au quotidien : responsables scolaires, professionnels de santé, relais et mobilisateurs communautaires.
À Kayna, Luofu et Kirumba, leur proximité avec les populations permet de diffuser les bons gestes, d’identifier plus rapidement les alertes et de renforcer le lien entre communautés et services de santé.

Sœur Claudine Kasoki, Richard Paluku, le Dr Pablo Kanyamihigo et le Dr Kambale Siwako incarnent cette mobilisation locale. Leur action rappelle une réalité essentielle : face aux épidémies, la première ligne de défense commence souvent au cœur même des communautés.

Au-delà de la réponse à une urgence sanitaire, cette préparation contribue à protéger les familles, renforcer la résilience des communautés et préserver l’avenir des enfants.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour l’Organisation Mondiale de la Santé

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Source : African Media Agency (AMA)

Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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