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Startups : l’Afrique gagne du terrain, mais reste en périphérie d’un écosystème mondial en recomposition

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Photo de Rebrand Cities: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/groupe-o-o-personnes-ayant-une-reunion-1367276/

Le rapport annuel de StartupBlink sur les écosystèmes startups confirme l’accélération de l’Asie, le recul relatif de l’Amérique du Nord, et la progression contrastée de l’Afrique. Entre montée en puissance de Singapour et percée du Cap-Vert, le paysage mondial de l’innovation se redessine.

Un écosystème mondial sous tension, porté par l’Asie

L’édition 2025 du Global Startup Ecosystem Index confirme que la géographie mondiale de l’innovation vit une reconfiguration silencieuse. Si les États-Unis restent en tête — loin devant tous les autres pays — ils enregistrent le plus faible taux de croissance du top 20 mondial (+18,2 %), et voient plusieurs de leurs villes emblématiques perdre du terrain (Salt Lake, Charlotte, Las Vegas).

En parallèle, l’Asie-Pacifique affiche une dynamique impressionnante (+27,4 %), tirée par la Chine, le Japon et surtout Singapour, qui se hisse à la 4e place mondiale, reléguant le Canada à la 5e position. En Europe, la France progresse à un rythme soutenu (+30,2 %) et conforte sa 8e position.

Du côté des secteurs, la FoodTech, l’IoT et l’énergie verte explosent à plus de +40 %, tandis que l’EdTech recule (-2,3 %), marquant un coup d’arrêt post-pandémie.

Afrique : des leaders isolés, un continent encore hors radar mondial

À l’échelle africaine, la photographie est plus nuancée. En tant que région, le continent progresse de +24,9 %, porté par une série de marchés émergents dynamiques. Mais dans les faits, seuls quelques pays parviennent à intégrer le radar mondial.

Le Kenya (58e) s’affirme comme l’épicentre tech de l’Afrique de l’Est avec une croissance de +33,5 %. Le Cap-Vert (75e) surprend en devançant le Nigeria (66e) et s’impose comme le pays le mieux classé d’Afrique de l’Ouest francophone, avec +22,8 % de croissance.

Le Maroc (88e) confirme sa montée en puissance en Afrique du Nord (+23,1 %), à rebours d’un Sénégal en net recul (-18,8 %, 92e), et d’une Côte d’Ivoire absente du classement.

Visibilité internationale : l’enjeu central pour les pays africains

Au-delà des chiffres, le rapport pointe un problème structurel : la sous-représentation des écosystèmes africains dans les bases de données internationales, faute de cartographie active, d’open data local ou de relais d’influence.

Sans présence dans les bases comme Crunchbase, Statista ou les portails open innovation, difficile pour Abidjan, Dakar ou Kinshasa de rivaliser avec Tallinn, Riga ou Medellín.

La majorité des pays africains souffrent davantage d’un déficit de lisibilité que d’un manque de potentiel. Le véritable chantier réside dans la structuration des données, le soutien à l’infrastructure startup, et l’accompagnement des acteurs privés et publics vers des standards internationaux.

Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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