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Economie

Les pays d’Amérique Latine cultivateur de Cacao envisagent la mise en place d’un prix plancher

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Inspiré par l’initiative de la Côte d’Ivoire et du Ghana, les pays producteurs de cacao d’Amérique Latine envisageraient de mettre en place un prix plancher a annoncé Reuters le 14 Aout.

Le Pérou, septième producteur mondial de cacao, propose un prix minimum de 3 200 dollars la tonne. Cette proposition du Pérou sera au menu des échanges avec des producteurs de Colombie, d’Équateur et de la République dominicaine lors d’une conférence sur le cacao à Carthagène, en Colombie cette semaine. Le Pérou, la Colombie, l’Équateur et la République dominicaine produisent un cacao biologique de qualité, qui exige des prix plus élevés que les fèves d’Afrique de l’Ouest.

« Un prix plus élevé augmenterait la production de cacao et créerait un excédent. Parallèlement à un prix plus élevé, nous devrions également limiter les volumes d’approvisionnement pour justifier un prix unifié », a déclaré Francisco Miranda, président de l’Association nationale des exportateurs de cacao de l’Équateur (Anecacao).

Un prix plancher est «difficile à faire car chaque origine en Amérique latine a son propre prix et sa propre stratégie de pays de commercialisation», alors qu’ un système différentiel similaire à celui mis en place par l’Afrique de l’Ouest pourrait mieux fonctionner, en particulier compte tenu du prix relativement bas du cacao » a déclaré Javier Castro, directeur général de l’exportateur de cacao GrandSouth.

Economie

Dépenses publiques : l’agence de notation Moody’s optimiste sur la capacité de résistance aux chocs extérieurs de la Côte d’Ivoire

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D’après un rapport de l’agence Moody’s, la Côte d’Ivoire et trois pays africains disposent d’une grande capacité d’ajustement des dépenses publiques pour résister à des chocs extérieurs.
« Le Rwanda, le Cameroun et la Côte d’Ivoire bénéficient de la plus grande flexibilité en matière de dépenses, reflétant les niveaux élevés de dépenses en capital et le caractère concessionnel de la dette (qui contient des intérêts débiteurs) », peut-on lire dans le document.

En cas de choc extérieur, les économies nigérianes, namibiennes et Ghanéennes pourraient difficilement résister en raison de la structure de leurs dépenses publiques. Tandis que les économies ivoiriennes, Camerounaises et rwandaises disposent de plus de marges de manœuvres.

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Economie

Côte d’Ivoire : la filière banane évolue pour s’adapter aux normes et résister à la concurrence

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L’Union européenne et l’Etat de Côte d’Ivoire ont financé le programme des Mesures d’accompagnement de la banane (MAB). Pour la Côte d’Ivoire, premier exportateur de banane dessert dans l’union européenne, ce programme est critique. Son objectif est de relancer la filière qui fait face à la concurrence des pays d’Amérique Latine et une évolution des marchés européens. Le coût du programme est de 7 milliards FCFA financé par l’Union Européenne et la Société de culture bananière.

« Au cœur de cette relance, il s’agit de regrouper des petits planteurs sur des blocs de culture leur permettant de mutualiser toutes les infrastructures de production et de disposer, individuellement, de parcelles économiquement rentables avec l’appui technique des plantations industrielles ». Il s’agit, à terme, de mettre en place 1600 hectares de bananes dessert pour l’installation de jeunes producteurs appelés à devenir de véritables entrepreneurs ruraux vivant de leur métier », a précisé Mamadou Sangafowa Coulibaly le ministre ivoirien de l’agriculture.

Les phases pilotes du programme ont abouti à la création de deux blocs de 200 ha de bananeraies chacun, entièrement aménagés et équipés avec les infrastructures modernes adoptées par la filière sur les sites de N’douci et de Niakaramandougou.

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Côte d’Ivoire : la Corruption en hausse selon l’étude Afrobarometer

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Les citoyens de 35 pays africains ont été interrogés pour la dixième vague du Baromètre mondial de la corruption pour l’Afrique. Selon ce sondage, la corruption s’aggrave dans les pays. Plus d’un citoyen africain sur quatre a payé un pot-de- vin au cours de l’année précédente pour accéder à des services publics tels que les soins de santé et l’éducation. En outre, la corruption touche toutes les classes car les plus pauvres versent deux fois plus souvent des pots-de-vin que les plus riches.

La tendance est la même pour la Côte d’Ivoire. 4 personnes sur 10 pensent que la corruption a progressé en Côte d’Ivoire au cours des 5 dernières années. Les progressions notables sont notées au niveau de la Police et des services publics. En effet, 26 % des personnes en contact avec les services de police en 2015 déclarent avoir payé un pot de vin contre 43 % en 2019. Tandis qu’en 2015, 13 % des personnes ayant utilisé un service public déclarent avoir payé un port de vin contre 20 % en 2019.

L’analyse par institution montre que la police, les dirigeants d’entreprises et les officiels du gouvernement sont vues comme les classes les plus corrompues de la société. Comparée à la dernière enquête en 2015, on observe qu’une progression de la corruption au niveau des membres du parlement (+6 points), les leaders religieux (+5pts) et les leaders traditionnels (+5 pts). Tandis qu’il y a une baisse pour les professions suivantes : les magistrats et les juges (-4 pts), les dirigeants d’entreprises (-9 pts).
Pour une personne interrogée sur deux, l’action d’un individu ne peut impacter véritablement la lutte contre la corruption.

31 % des personnes trouvent efficace l’action du gouvernement contre la corruption en 2019 contre 44 % en 2013. C’est une baisse de 13 points. De plus, les ivoiriens ne croient pas à l’impact des actions individuelles. Pour une personne interrogée sur deux, l’action d’un individu ne peut impacter véritablement la lutte contre la corruption.

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