Les députés de l’Assemblée nationale ont adopté, jeudi 21 mai, un projet de loi instaurant un taux réduit de TVA de 9 % sur plusieurs produits stratégiques destinés aux filières agricoles et d’élevage.
Présenté par le ministre de l’Economie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, ce texte prévoit l’application d’un taux préférentiel en remplacement du taux de droit commun de 18 % sur les fibres de jute et de sisal, les aliments pour bétail, les engrais ainsi que certains intrants agricoles.
Selon le gouvernement, cette mesure vise à amortir les effets de la réforme fiscale sur les coûts de production dans plusieurs chaînes de valeur sensibles, notamment l’agriculture et l’aviculture. Dans un contexte marqué par la hausse persistante des coûts des intrants et des tensions sur les prix alimentaires, l’exécutif cherche ainsi à limiter la répercussion fiscale sur les producteurs et les consommateurs.
La baisse de la TVA pourrait contribuer à réduire les charges des exploitants agricoles et des éleveurs, particulièrement dans les filières dépendantes des aliments composés et des fertilisants importés. Le secteur avicole, confronté depuis plusieurs années à une hausse du coût de l’alimentation animale, figure parmi les principaux bénéficiaires attendus de cette réforme.
Au-delà du soutien aux producteurs, le gouvernement affiche également un objectif de stabilité des prix à la consommation. La réduction de la pression fiscale sur certains intrants devrait, selon les autorités, favoriser un meilleur contrôle des coûts tout au long de la chaîne de production.
L’adoption de ce projet de loi intervient dans un contexte où les autorités ivoiriennes multiplient les mesures destinées à renforcer la compétitivité du secteur agricole, considéré comme un levier central de croissance et de sécurité alimentaire.