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Economie

Burkina Faso : le FMI valide les progrès économiques et ouvre la voie à de nouveaux décaissements

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Portée par l’envolée des cours de l’or et une forte consolidation budgétaire, l’économie burkinabè a enregistré une croissance de 5,3 % en 2025. Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, mardi 26 mai, avoir conclu un accord au niveau des services avec Ouagadougou dans le cadre de la cinquième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) et de la première revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).

L’accord, qui doit encore être validé par le conseil d’administration du FMI d’ici fin juin, pourrait permettre au Burkina Faso de mobiliser 76,62 millions de DTS supplémentaires, soit environ 62 milliards de FCFA. Ce montant comprend 60,2 millions de DTS au titre de la FEC et 16,42 millions de DTS dans le cadre de la FRD.

Le FMI souligne les performances macroéconomiques du pays en 2025, dans un contexte pourtant marqué par une forte volatilité internationale. La croissance du PIB réel est estimée à 5,3 %, soutenue par la hausse des exportations aurifères et les réformes engagées dans le secteur minier. Dans le même temps, l’inflation annuelle moyenne est ressortie à -0,5 %, portée par la baisse des prix locaux des produits alimentaires et de l’énergie.

Sur le plan budgétaire, Ouagadougou a nettement dépassé les objectifs fixés dans le programme du FMI. Le déficit budgétaire global a été ramené à 1,8 % du PIB en 2025, contre 5,8 % un an plus tôt et un objectif initial de 4 %. Une performance saluée par l’institution de Bretton Woods, qui y voit un facteur clé de résilience face aux chocs extérieurs.

Cette amélioration des comptes publics intervient toutefois alors que les perspectives à court terme se dégradent sous l’effet de la hausse des prix mondiaux des hydrocarbures et des engrais, alimentée par le conflit au Moyen-Orient. Le FMI estime que cette situation exerce une pression directe sur la balance des paiements et sur la sécurité alimentaire du pays.

Face à ces tensions, les autorités burkinabè ont sollicité une augmentation de 50 % de leur accès au financement au titre de la FEC, soit 60,2 millions de DTS additionnels. Selon le FMI, les ressources supplémentaires devront permettre d’amortir les effets socioéconomiques du choc tout en maintenant la trajectoire des réformes budgétaires et de gouvernance.

Dans ses recommandations, l’institution plaide notamment pour une gestion plus contracyclique des recettes minières, une meilleure efficacité des dépenses sociales et un renforcement de l’inclusion financière afin de soutenir une croissance plus inclusive.

Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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