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Start-up : huit pépites africaines sélectionnées par Afreximbank pour transformer le commerce du continent

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Afreximbank

Paiements, logistique, agri-export ou financement : huit start-up africaines intègrent la première cohorte de l’accélérateur de Afreximbank. Leur ambition commune : lever les barrières structurelles du commerce intra-africain et bâtir des solutions à l’échelle du continent.

Une sélection restreinte pour un enjeu continental

Huit start-up, retenues parmi plus de 1 600 candidatures, participent à la première cohorte de l’Afreximbank Accelerator Programme, officiellement lancée au Le Caire du 23 au 27 mars.

Ces entreprises couvrent des segments stratégiques : paiements transfrontaliers, logistique digitale, export agricole, intelligence artificielle appliquée aux entreprises ou encore financement de la chaîne d’approvisionnement. Autant de briques technologiques jugées critiques pour lever les frictions qui pénalisent le commerce intra-africain.

Un levier financier et opérationnel

Le programme prévoit un soutien pouvant atteindre 250 000 dollars par start-up, assorti d’un accompagnement opérationnel. Mais l’essentiel réside ailleurs : l’accès à l’écosystème d’Afreximbank.

Les jeunes pousses pourront s’appuyer sur un réseau structurant — gouvernements, institutions financières, régulateurs — et sur des infrastructures clés comme le PAPSS (système panafricain de paiement) ou l’Africa Trade Gateway.

L’objectif est explicite : accélérer le passage à l’échelle continentale, encore difficile pour la plupart des start-up africaines.

Vers une industrialisation du commerce intra-africain

Pour Haytham Elmaayergi, vice-président exécutif de la banque, l’enjeu dépasse largement l’innovation technologique.

« Le commerce se réalise grâce aux entrepreneurs. Vous construisez les infrastructures numériques qui définiront la manière dont l’Afrique commercera au XXIe siècle », a-t-il déclaré.

Dans cette optique, le programme s’inscrit dans une logique d’industrialisation du commerce intra-africain, encore limité à environ 15 % des échanges du continent.

Un outil au service de la ZLECAf

L’initiative s’articule directement avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine. En développant des solutions numériques interopérables, Afreximbank cherche à résoudre les obstacles structurels : fragmentation réglementaire, complexité des paiements et inefficacité logistique.

Certaines start-up illustrent déjà ce potentiel : Fluna revendique plus de 50 millions de dollars d’échanges facilités, tandis que Capsa Technologies a traité plus de 70 milliards de nairas.

Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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