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Mines : l’Etat ivoirien renforce sa position au capital de la Compagnie Minière du Bafing

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Mines : l’Etat ivoirien renforce sa position au capital de la Compagnie Minière du Bafing

La Côte d’Ivoire augmente sa participation directe dans la Compagnie Minière du Bafing SA. L’Etat acquiert 15% supplémentaires du capital pour 3,5 milliards de FCFA.

Le gouvernement ivoirien consolide sa présence dans la Compagnie Minière du Bafing SA. En Conseil des ministres, un décret a été adopté afin d’autoriser l’augmentation de la participation financière de l’Etat au capital social de cette société minière, dans laquelle la puissance publique était jusqu’ici minoritaire.

L’opération porte sur l’acquisition de 1 500 actions, pour une valeur globale de 3,5 milliards de FCFA. Ces titres, représentant 15% du capital social, ont été acquis par l’Etat auprès de l’actionnaire majoritaire de la CMB.

Avec cette transaction, la participation directe de l’Etat dans la Compagnie Minière du Bafing passe de 10% à 25%. La SODEMI conserve, pour sa part, une participation de 5%. La part publique totale dans le capital de la société atteint donc 30%, tandis que celle de l’opérateur privé revient à 70%.

Cette évolution du tour de table traduit un rééquilibrage du capital au profit de l’Etat, sans remise en cause du rôle central de l’investisseur privé. Elle permet toutefois aux pouvoirs publics de disposer d’une position renforcée dans une société opérant dans un secteur stratégique pour l’économie ivoirienne.

Le décret adopté s’inscrit dans le cadre de la législation applicable aux sociétés à participation financière publique. Il intervient alors que le secteur minier ivoirien connaît une dynamique soutenue, portée notamment par l’or, le manganèse et le développement de nouveaux projets extractifs.

Pour l’Etat, l’enjeu est double : renforcer la gouvernance publique dans les entreprises minières et accroître la captation de revenus issus des ressources naturelles. Cette prise de participation additionnelle dans la CMB s’inscrit ainsi dans une logique plus large de valorisation du portefeuille public et de sécurisation des intérêts économiques nationaux.

Lynn-karelle
Expert Etude Sectorielle
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