Avec un résultat net supérieur à 101 milliards de FCFA, un produit net bancaire en hausse et des dépôts en progression de près de 6 %, Société Générale Côte d’Ivoire a traversé 2025 sans rupture. La banque a confirmé la solidité de ses fondamentaux, malgré un environnement plus contraint.
Dans un exercice 2025 marqué par un ralentissement de l’activité économique et un environnement plus incertain, Société Générale Côte d’Ivoire a maintenu le cap. La banque a réalisé un résultat net de 101,352 milliards de FCFA.
Cette performance, globalement stable par rapport à l’exercice précédent, traduit la capacité de l’établissement à absorber les tensions sur ses coûts et sur le risque tout en maintenant une rentabilité élevée. Elle s’inscrit dans une trajectoire de consolidation, davantage que dans une logique d’accélération.
Le premier enseignement de l’année tient à la progression des grands agrégats du bilan. Le total du bilan a atteint 3 769 milliards de FCFA, en hausse de 4,3 % sur un an. Dans le même temps, les crédits à la clientèle ont progressé de 2,9 %, à 2 546 milliards de FCFA, malgré un contexte économique moins dynamique, notamment au dernier trimestre.
La collecte a, elle, affiché une meilleure dynamique. Les dépôts ont augmenté de 5,8 %, pour s’établir à 2 908 milliards de FCFA. Cette évolution traduit un retour à une situation plus favorable sur le plan de la liquidité. Elle a aussi permis à la banque d’améliorer son ratio crédits/dépôts, porté à 87,6 %, soit une hausse de 250 points de base par rapport à 2024.
Portée par cette dynamique commerciale, la marge bancaire reste bien orientée. Le produit net bancaire progresse de 4,9 %, signe que la banque est parvenue à soutenir ses revenus malgré un contexte d’activité plus contraint. C’est l’un des éléments clés de la résistance de la performance en 2025.
Cette bonne tenue des revenus n’a cependant pas suffi à effacer totalement la pression sur les charges. Les frais généraux augmentent de 7,3 %, notamment sous l’effet de dépenses exceptionnelles liées à la rénovation du siège. Pour autant, le coefficient d’exploitation ressort à 38,8 %, ce qui reste à un niveau maîtrisé au regard des standards du secteur.
Autre point de vigilance : le coût net du risque, en hausse de 29,2 %. Cette progression reflète une gestion prudente du portefeuille dans un environnement jugé plus incertain. Malgré cela, les indicateurs de qualité d’actifs demeurent relativement robustes, avec un taux de créances en souffrance de 8 % et un taux de couverture de 82 %.
En Bourse, cette solidité semble avoir été intégrée par les investisseurs. Selon Patrick Blas, la valeur de l’action SGCI a progressé de 40 % par rapport à l’année précédente, traduisant la confiance du marché dans la capacité de la banque à maintenir ses performances.
Au final, SGCI signe en 2025 un exercice de maîtrise. Sans envolée spectaculaire du bénéfice, la banque affiche une progression de ses volumes, une amélioration de ses ressources et une rentabilité maintenue à un niveau élevé. Dans un secteur bancaire sous pression, cette capacité de résistance constitue en soi une performance.