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Economie

Le FMI revoit à la baisse sa prévision de croissance du Liberia

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A l’issue d’une mission qui s’est déroulée du 25 février au 8 mars 2019, le FMI annonce que la croissance est estimée à 1,2 % en 2018 dans un contexte macroéconomique pas très stable. Mais l’institution a baissé de 4,7 % à 0,4 % ses prévisions pour l’année 2019.

Une équipe du Fonds monétaire international (FMI) dirigée par Mika Saito s’est rendue à Monrovia du 25 février au 8 mars pour mener des discussions en vue de la consultation de 2019 au titre de l’article IV avec le Libéria.
«La situation économique du Libéria est difficile et des mesures énergiques seront nécessaires pour maintenir les perspectives aussi favorables que prévu à la même période l’année dernière. La stabilité macroéconomique s’est révélée difficile à atteindre malgré l’amélioration de la collecte des recettes au cours du premier semestre de l’exercice 19 et l’orientation budgétaire s’est considérablement assouplie. La politique monétaire accommodante répondant aux besoins budgétaires, le taux de change s’est déprécié de 26% sur un an et l’inflation s’est accélérée pour atteindre 28% à fin décembre. Cela nuit au niveau de vie des Libériens les plus vulnérables qui gagnent et dépensent principalement en dollars libériens et menace le succès du programme en faveur des pauvres »a indiqué Mika Saito qui a dirigé la mission.

Selon les experts du fond, le gouvernement doit éviter d’emprunter à la banque centrale afin de réduire le taux d’inflation. De plus, le début des ventes de billets de banque centrale, complété par la mise en place de facilités de dépôt et de crédit permanentes sur le marché interbancaire, représentait une étape importante dans la modernisation du cadre de la politique monétaire.

Les dépenses salariales représentent près de deux tiers des dépenses du gouvernement et ne permettent pas d’effectuer des dépenses productives. C’est une caractéristique du Libéria depuis plusieurs années. Mais il devient urgent avec la baisse des subventions et des aides de libérer des ressources et d’être plus efficace dans les dépenses publiques. Enfin le FMI recommande de prendre des mesures importantes pour améliorer le climat des affaires et créer l’environnement propice à la croissance menée par le secteur privé. La suppression des contraintes administratives sur les importations et les prix afin de renforcer le niveau de concurrence, tout en garantissant des normes de qualité et de sécurité, devrait être une priorité.

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Afrique du Sud : l’investissement direct étranger a atteint son niveau le plus haut en 5 ans

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Avec 4,88 milliards de dollars en d’investissements directs étrangers entrants en 2018, contre 1,85 milliards de dollars l’année précédente ; les investissements directs étrangers ont plus que doublé en Afrique du Sud selon Reuters.
C’est le niveau le plus élevé depuis 2013. En effet, l’économie sud africaine a stagné durant la dernière décennie. Les erreurs fiscales et la corruption ont contribué à affaiblir la confiance des entreprises et des consommateurs.

C’est un indicateur qui montre l’impact positif de la politique du président Cyril Ramaphosa qui s’est engagé à attirer les investisseurs pour relancer l’économie en difficulté.
Depuis sa prise de fonction en février 2018, Cyril Ramaphosa a fait de la relance de l’économie une priorité absolue. Il a déclaré en 2018 qu’il avait besoin de 100 milliards de dollars d’investissements supplémentaires de la part d’entreprises étrangères et nationales au cours des cinq prochaines années.

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Côte d’Ivoire : les inondations, la dégradation du littoral ont coûté près de 2 milliards de dollars en 2017

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La Banque Mondiale a publié un rapport sur Le Coût de la dégradation des zones côtières en Afrique de l’ouest. Selon l’organisation, les dommages de la dégradation des côtes sont estimés à 3,8 milliards de dollars en Afrique de l’Ouest. La Côte d’Ivoire est le pays le plus touché.

La protection du littoral est une urgence

En 2017, les dommages dus à la dégradation des côtes ont été estimés à 3,8 milliards de dollars, soit 5,3 % du PIB des quatre pays (Bénin, Côte d’Ivoire, Sénégal et Togo). L’érosion a coûté près de 1 milliards de dollars. Elle est provoquée principalement par un mauvais aménagement du territoire. De plus, 13 000 personnes sont décédées à cause des inondations et de la pollution de l’air et de l’eau.
« Les résultats montrent l’urgence financière et sociale de renforcer la résilience de millions de personnes vivant sur le littoral. Les pays doivent collaborer pour trouver des solutions communes et réunir les fonds nécessaires pour protéger leur littoral et éviter de futurs dégâts. » précise Benoît Bosquet, directeur du pôle ressources environnementales et naturelles à la Banque mondiale.

La Côte d’Ivoire est le pays le plus affecté par les inondations et la dégradation du littoral

La Côte d’Ivoire est le pays le plus affecté par les inondations, la dégradation du littoral selon le rapport. Ces inondations et la dégradation ont coûté près de 2 milliards de dollars en 2017, soit 4,9 % de son PIB. Le Bénin, pays le plus touché par l’érosion, qui a coûté 229 millions de dollars, soit 2,5 % de son PIB.
L’érosion touche de manière inégale les différents pays avec certaines zones très dynamiques et préservées voire même qui ont gagné du terrain, tandis que d’autres endroits ont perdu du terrain. L’étude estime que 56 % du littoral du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Sénégal et du Togo est soumis à une érosion moyenne de 1,8 mètre par an. Le Bénin perd en moyenne 4 mètres de rivage par an sur 65% de ses côtes.
Enfin la pollution a coûté près de 1,4 milliard de dollars aux quatre pays. Les conséquences de la pollution atmosphérique, le manque d’approvisionnement en eau, la mauvaise gestion des déchets ont des conséquences négatives sur la santé et le bien-être des habitants.

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La Banque africaine de développement va doubler ses engagements en matière de financement climat pour la période 2020

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Le président de la banque africaine de développement Akinwumi Adesina a annoncé que la Banque engagerait au moins 25 milliards de dollars américains en faveur du financement climatique lors d’une session plénière du Sommet One Planet, à Nairobi.

Adesina a aussi annoncé que la Banque était en passe d’atteindre son objectif consistant à allouer 40% de son financement au financement de la lutte contre le changement climatique à l’horizon 2020. En plus de cet objectif de financement, la banque fédère l’ensemble du secteur ( bourses de valeurs, fonds de pension et fonds souverains, banques centrales et autres institutions financières) dans l’Alliance africaine des institutions financières pour le changement climatique (AFAC). Cette alliance a pour objectif d’encourager le passage de leurs portefeuilles à la réduction des émissions de carbone et du climat.

Enfin le président a indiqué que l’institution allait lancer le mécanisme de base verte pour assister techniquement les pays à explorer des technologies alternatives aux technologies polluantes.

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