Le marché formel des véhicules neufs conserve une dynamique favorable en Côte d’Ivoire. Les concessionnaires membres du GIPAME ont écoulé 19 446 véhicules sur les sept premiers mois de 2026, en hausse de 10,5 % sur un an. Parallèlement, plus de 222 000 véhicules et engins ont été immatriculés depuis janvier, un indicateur qui renseigne davantage sur la structure et la formalisation du parc que sur l’évolution des ventes.
Le marché ivoirien des véhicules neufs poursuit sa progression. Selon les données du Groupement interprofessionnel automobiles, matériels et équipements (GIPAME), 19 446 véhicules neufs ont été vendus entre janvier et juillet 2026, contre 17 602 unités sur la même période de 2025.
La croissance atteint ainsi environ 10,5 % sur un an.
À fin juin, les ventes cumulées s’établissaient à 16 244 unités. Le seul mois de juillet a ajouté 3 202 véhicules, portant le marché à près de 19 500 unités sur les sept premiers mois de l’année.
Pour les constructeurs, concessionnaires et acteurs du financement automobile, cette progression constitue un signal plus directement exploitable que les seules statistiques d’immatriculation.
Plus de 222 000 immatriculations, mais un indicateur à interpréter avec prudence
Le gouvernement a indiqué le 23 septembre que 222 578 véhicules et engins avaient été immatriculés depuis janvier 2026.
Le total comprend 86 739 véhicules neufs, 42 706 véhicules d’occasion et 93 133 deux et trois-roues.
Hors motos et tricycles, les véhicules neufs représentent ainsi environ 67 % des 129 445 automobiles immatriculées.
Ces chiffres donnent une photographie utile de la composition des nouvelles immatriculations, mais ils ne permettent pas de mesurer directement la croissance du marché automobile.
La DGTTC n’a notamment pas publié, dans cette annonce, de données comparables sur la même période de 2025. Surtout, l’année 2026 est marquée par la digitalisation des procédures d’immatriculation et par plusieurs opérations de régularisation du parc, notamment celui des motocycles. Ces évolutions administratives peuvent mécaniquement accroître le nombre d’enregistrements sans traduire une hausse équivalente des ventes.
Les deux et trois-roues pèsent plus de 40 % des immatriculations
Avec 93 133 unités, les motos et tricycles représentent près de 42 % de l’ensemble des immatriculations enregistrées depuis janvier.
Le gouvernement indique parallèlement que 40 253 motos ont déjà été régularisées. Une nouvelle opération nationale d’immatriculation des motocycles doit débuter le 1er octobre 2026, tandis que la plateforme BUS PRIMO permet désormais de digitaliser une partie de la procédure.
Cette formalisation progressive devrait améliorer la connaissance statistique du parc, mais elle invite aussi à distinguer deux indicateurs : les immatriculations, qui renseignent sur l’enregistrement administratif du parc, et les ventes du GIPAME, qui permettent de suivre plus précisément l’activité commerciale du marché formel des véhicules neufs.
Pour 2026, ce second indicateur montre jusqu’ici une tendance clairement positive, avec une croissance de 10,5 % à fin juillet.