Le groupe Valency International a inauguré, le 18 juin, une unité industrielle de production de biochar dans la zone industrielle PK 31 d’Attinguié. Présentée par les autorités comme la première installation commerciale de grande capacité de ce type en Afrique, l’usine vise une production annuelle de près de 6 000 tonnes.
La filière ivoirienne de l’anacarde franchit une nouvelle étape dans la valorisation de ses sous-produits. Valency International a mis en service une unité industrielle destinée à transformer les résidus de coques de cajou en biochar, biocarburants et énergie.
Implantée dans la zone industrielle PK 31 d’Attinguié, à proximité d’Abidjan, l’installation dispose d’une capacité annuelle de traitement d’environ 20 000 tonnes de résidus issus de la transformation de l’anacarde. Sa production de biochar devrait atteindre près de 6 000 tonnes par an.
L’usine a été inaugurée par Ibrahim Kalil Konaté, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, en présence des responsables de Valency International et de Revata Carbon.
Selon le gouvernement ivoirien, il s’agit de la première unité commerciale de grande capacité consacrée à la production de biochar à partir de coques de cajou en Afrique.
Des résidus agricoles transformés en ressources industrielles
Le biochar est un matériau riche en carbone obtenu par transformation thermique de matières organiques dans un environnement pauvre en oxygène. Il peut notamment être utilisé pour améliorer certaines propriétés des sols, valoriser durablement la biomasse et stocker du carbone.
L’intérêt du projet dépasse ainsi la seule gestion des déchets. L’installation doit permettre de créer de nouveaux débouchés à partir des résidus générés par l’industrie de transformation de la noix de cajou.
Les promoteurs prévoient également de produire des biocarburants et de l’énergie utilisable dans les processus industriels. Le projet s’inscrit ainsi dans une logique d’économie circulaire, dans laquelle les sous-produits d’une activité deviennent les matières premières d’une autre.
Un nouvel étage dans la chaîne de valeur de l’anacarde
Pour les autorités ivoiriennes, l’unité d’Attinguié doit contribuer à renforcer la compétitivité de la filière anacarde tout en soutenant la politique nationale de transformation locale.
La création de valeur ne se limite plus à l’amande de cajou. Elle pourrait progressivement s’étendre aux coques, aux huiles, aux combustibles issus de la biomasse et aux produits destinés à l’agriculture.
Plusieurs informations restent toutefois à préciser, notamment le montant de l’investissement, le nombre d’emplois créés, les marchés visés et le prix de commercialisation du biochar.
La réussite industrielle du projet dépendra également de la régularité de l’approvisionnement en résidus, de la maîtrise des coûts de production et de la capacité des promoteurs à développer des débouchés locaux et internationaux.
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