La Banque centrale a repoussé au 30 septembre 2026 la date limite imposée aux banques, aux établissements de monnaie électronique et aux établissements de paiement pour ouvrir leurs services PI-SPI au public. Les institutions de microfinance disposent, elles, d’un délai supplémentaire jusqu’au 30 juin 2027.
La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest donne davantage de temps aux acteurs financiers pour rejoindre pleinement son système régional de paiement instantané. Dans un communiqué publié le 25 juin 2026, l’institution monétaire a annoncé la prolongation du délai de connexion à la Plateforme interopérable du système de paiement instantané, connue sous l’acronyme PI-SPI.
Les banques, les établissements de monnaie électronique et les établissements de paiement devront désormais ouvrir effectivement leurs services au plus tard le 30 septembre 2026. La nouvelle échéance accordée aux institutions de microfinance supervisées par la Commission bancaire de l’UMOA est fixée au 30 juin 2027.
Ce nouveau calendrier remplace la date butoir du 30 juin 2026, précédemment imposée à l’ensemble des établissements concernés. La BCEAO justifie cette décision par la nécessité de permettre aux acteurs d’achever leur intégration technique et administrative dans de bonnes conditions, tout en garantissant une qualité de service conforme aux exigences de la plateforme.
Un déploiement encore inégal
Lancée le 30 septembre 2025, PI-SPI doit faciliter les transferts et les paiements en temps réel entre les différents établissements financiers de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
Au 24 juin 2026, 80 participants étaient connectés à la plateforme et proposaient leurs services à plusieurs millions de personnes. Parallèlement, 74 institutions effectuaient encore des tests en conditions réelles avant une ouverture au public.
Ces chiffres témoignent d’une montée en puissance du dispositif, mais aussi de la persistance de contraintes techniques et opérationnelles chez certains acteurs. Au début du mois d’avril, la plateforme comptait déjà 80 participants connectés, tandis que 42 établissements poursuivaient leurs tests. Le nombre d’institutions en phase d’intégration a donc fortement progressé, sans que le nombre de participants pleinement connectés n’évolue sur la période.
Le délai spécifique accordé aux institutions de microfinance reflète également la diversité des capacités technologiques au sein du secteur financier régional. Ces établissements disposent souvent d’infrastructures informatiques et de ressources financières plus limitées que les banques ou les grands opérateurs de monnaie électronique.
Avec ce rééchelonnement, la BCEAO cherche à accélérer le déploiement de PI-SPI sans compromettre la sécurité ni la fiabilité des transactions. La Banque centrale assure que ses équipes continueront d’accompagner les établissements dans leurs travaux d’intégration.