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Comment l’interopérabilité des services Mobile Money pourrait impacter l’économie ivoirienne

Le 22 Novembre 2018, MTN et Orange, les 2 opérateurs leaders sur le continent africain avec plus de 100 millions de comptes mobile money actifs annoncent l’effectivité prochaine de l’interopérabilité de leurs plateformes de mobile money.

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Le 22 Novembre 2018, MTN et Orange, les 2 opérateurs leaders sur le continent africain avec plus de 100 millions de comptes mobile money actifs annoncent l’effectivité prochaine de l’interopérabilité de leurs plateformes de mobile money.

Transférer à souhait de l’argent d’un compte bancaire domicilié dans une banque A vers un autre compte d’une banque B : ce type d’opérations interbancaires est courant et très simple à réaliser. Pourtant, quand il s’agit de transférer de l’argent en utilisant les services de Mobile Money (ou argent mobile), il est impossible de transférer de l’argent d’un opérateur à l’autre. En clair, chaque opérateur d’argent mobile du pays détient sa propre « monnaie », qui ne peut s’échanger avec la « monnaie » de l’autre opérateur qu’en la transformant d’abord en cash. Malgré cette importante restriction, le mobile money en Côte d’Ivoire, ce sont 17 milliards de FCFA de transactions quotidiennes en Janvier 2018, selon le ministre ivoirien de l’économie numérique !

Si  l’initiative est sensée être disponible pour tous les fournisseurs de mobile money sur le continent, les banques et les opérateurs de transfert d’argent, elle pourrait très bien contribuer à réduire les transactions effectuées avec le cash.

En Tanzanie, l’Interopérabilité a permis la hausse de 107 % des transactions mobile money entre 2016 et 2017. Je vous propose voir les impacts de cette interopérabilité dans les transactions quotidiennes des clients de services financiers mobiles.

1- Accroitre l’usage du paiement des courses chez le marchand

Payer ses courses dans une boutique de quartier, dans un supermarché ou même dans un marché est un cas d’usage d’un service de mobile money. Dans les faits, cela n’est pas aussi simple. En effet, payer une course par mobile money nécessite que le marchand accepte ce mode de paiement, plutôt que le cash. Or, pour accepter ce type de paiement, les marchands doivent généralement disposer d’un terminal de type TPE (Terminal de Paiement Electronique) pour valider la transaction. Jusqu’ici, les marchands doivent disposer d’autant de Terminaux de Paiement Electronique que d’opérateurs de téléphonie mobile existant, ce qui peut dissuader le marchand de proposer cette alternative de paiements à ses clients, vu les coûts que cela pourrait engendrer. En rendant interopérables leurs systèmes, il est tout à fait possible pour le marchand d’utiliser le même terminal pour les paiements et donc d’accepter la monnaie mobile comme alternative au cash.

2- Inciter les utilisateurs finaux à transférer directement de l’argent

Avec 17 milliards de FCFA de transactions en 2018, une ouverture des systèmes des différentes monnaies électroniques des opérateurs devrait accroître le nombre de transactions mobiles money journalières, en boostant notamment les transactions inter-opérateurs. De façon pratique, les utilisateurs d’un opérateur A désirant transférer de l’argent vers un opérateur B n’auront plus besoin de le convertir préalablement en cash !

3- Développer les autres usages naissants du Mobile Money

En Côte d’Ivoire, d’autres services financiers naissent progressivement grâce à la popularité du Mobile Money : le micro-prêt et la micro-épargne en sont des exemples! Tout comme pour les institutions bancaires, le prêt est subordonné à l’analyse de la solvabilité de l’emprunteur. Pour le cas du Mobile Money, des facteurs tels que la fréquence et la capacité d’épargne de l’argent mobile ou encore la fréquence avec laquelle l’abonné effectue des appels sont pris en considération afin d’évaluer la capacité de remboursement du prêt. L’interopérabilité pourrait permettre d’affiner ces modèles d’évaluation de crédit en intégrant des facteurs tels que la fréquence et le niveau des transferts d’argent effectués vers un autre réseau. Des abonnés transférant de l’argent mobile ou en recevant régulièrement d’un autre réseau auront mécaniquement un score de crédit plus amélioré et pourront emprunter encore plus d’argent mobile, contribuant ainsi à développer ce service financier.


En définitive, il est important de rappeler les nombreux avantages d’une économie avec faible circulation du cash. Ce sont, la sécurité contre les cambrioleurs, l’accès à tout moment à son argent pour effectuer ses transactions, la diminution des problèmes de monnaie rencontrés dans nos marchés, sans compter la réduction des coûts de fabrication des billets de banque par nos banques centrales. L’interopérabilité des systèmes de mobile money est rendue déjà possible pour le moment en transitant par les plateformes d’un certain nombre de start-ups telles que CinetPay ou WecashUp par exemple. MTN et Orange, en rendant cette fonctionnalité native posent un pas qui créera un cercle vertueux où les marchands acceptent le paiement des courses des abonnés par mobile money; ces abonnés peuvent également transférer leur argent mobile vers tous les opérateurs de monnaie mobile, améliorant ainsi leur score de crédit. Ils peuvent ainsi emprunter plus d’argent et sont incités à dépenser cet argent directement dans les courses, sans les convertir en cash, car, justement, il existe un immense réseau de marchands accepteurs de monnaie mobile.

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Le portail professionnel d’emploi Novojob.com introduit une nouvelle version de son logiciel de gestion de recrutement

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Le site professionnel d’emploi Novojob a mis en ligne une nouvelle version de son logiciel de gestion de recrutement dénommée Talenteo. Cette version est disponible pour trois pays : le Bénin, le Sénégal et la Côte d’Ivoire.

Les innovations clés innovations dans cette nouvelle version sont :

  • une nouvelle plateforme avec un interface plus intuitif, une adaptation aux écrans et aux mobiles ;
  • les candidats peuvent postuler sans passer par un site d’emploi tout en important les candidatures dans le logiciel ;
  • Un système d’importation groupée de CV pour aider les recruteurs à gérer leur propre base de données en ligne et constituer son propre vivier de talents.
  • Élargir le sourcing et recevoir les candidatures de différents canaux de diffusion, identifier les sources des candidatures et les mesurer selon leur provenance.

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Côte d’Ivoire : 4 entreprises de transformation d’anacarde bénéficient de subventions

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Kiyo Côte d’Ivoire, FMA Industry, Nord Cajou et Ivory Cashew Nuts ont signé le 12 septembre 2019 un accord de subvention avec le gouvernement ivoirien.

Ces quatre entreprises vont avec cet accord bénéficier de mesures incitatives entrées en vigueur depuis le mois de juillet 2018 : importations d’équipements et de pièces de rechange exemptées de droits de douane et de TVA sur 5 ans et pourront bénéficier d’un crédit d’impôt pour leur développement

La Côte d’Ivoire a implémenté un régime incitatif pour la transformation de l’anacarde afin d’atteindre un objectif de 52 % de ses transformations de noix de cajou d’ici 2022.Le pays projette une récolte de 730 000 tonnes de matière première et une transformation de 130 000 tonnes de noix durant la campagne 2019.

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Deloitte coopte deux nouveaux associés pour le bureau ivoirien

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Credit photo : Abidjanactu.com

Le cabinet d’audit et de conseil Deloitte a annoncé la nomination de cinq nouveaux associés en Afrique de l’Ouest. 5 nouveaux associés ont été cooptés pour rejoindre les bureaux Ivoriens, togolais, et Sénégalais. 2 nominations au bureau de Côte d’Ivoire.  Découvrez le profil de ces associés.

  1. Fanny Ondias

Fanny Ondis a plus d’une vingtaine d’années d’expérience. Elle intègre le cabinet Deloitte en 2001 en France. Elle y occupe la position de Senior jusqu’en 2004. De 2004 à juin 2010, elle est Senior Manager Audit à Deloitte Gabon. De Juillet 2010 à 2012, elle est responsable Client & Market à KPMG Côte d’Ivoire. Depuis 2012, elle a rejoint Deloitte Côte d’Ivoire. Elle a été Senior Manager (2012-Mai 2017), Directeur (Juin 2017-Mai 2019)

2. Frederick Bledou

Expert-comptable diplômé et titulaire d’un Master audit, conseil et contrôle de gestion, Frederic a une quinzaine années d’expérience. De 2012 à 2017, passe du niveau d’auditeur junior à superviseur au Cabinet Pierre Henri Sacchi et Associés. Il intègre Deloitte France où il passe du niveau de superviseur à Senior Manager (2012-2018). De Novembre 2018 à juin 2019, il est Directeur Audit à Deloitte Côte d’Ivoire.

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